Crises mondiales: Ottawa doit adopter une approche plus cohérente

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Nous avons tous vu les images post-apocalyptiques de la place de l’Indépendance à Kiev, de ces jeunes et aînés ukrainiens qui se sont rassemblés pendant des mois sur cette place publique maintenant devenue le symbole du mouvement pro-démocratie.

Au NPD, nous sommes vivement préoccupés par la situation qui se développe dans l’est de l’Ukraine, particulièrement la montée constante des tensions en Crimée et dans l’est du pays. Les rapports récents faisant état de l’escalade des actions posés par la Russie afin de déstabiliser la région ont suscité, avec raison, la condamnation de la communauté internationale.

Nous croyons fermement que le fédéral doit poursuivre ses efforts avec ses partenaires internationaux pour la résolution diplomatique et l’accalmie de cette crise, que ce soit en prenant des mesures pour appuyer la médiation politique ou en participant aux opérations de l’OTAN.

Tout pays détient le droit de voir sa souveraineté et son intégrité territoriale respectées.

L’intervention militaire étrangère dans la région est inacceptable: elle contrevient non seulement aux responsabilités de la Russie en vertu de ses accords bilatéraux avec l’Ukraine, mais aussi aux obligations enchâssées dans le droit international.

Le Canada a une responsabilité à remplir à l’international. L’immobilisme et le désengagement du gouvernement conservateur dans les dossiers internationaux ne sont pas sans effet.

Les conservateurs de Stephen Harper aiment bien prononcer des discours musclés dans le cas de la Russie, mais force est de constater que le poids de la diplomatie canadienne ne cesse de diminuer.

Nous n’avons qu’à penser au cas de la République centrafricaine, qui vit présentement un conflit qui nous fait craindre un génocide imminent. Malgré les appels lancés par la communauté internationale auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, les conservateurs restent les bras croisés. Ce n’est pas très étonnant venant d’un gouvernement qui veut orienter l’aide internationale vers les intérêts commerciaux du Canada.

Les Canadiens ont besoin d’un gouvernement qui est capable d’adopter une approche cohérente aux crises mondiales, et non pas un gouvernement qui fait du «cherry-picking» pour choisir les interventions en fonction de ses propres intérêts. C’est notre crédibilité à l’échelle internationale qui en dépend.

Le Canada doit montrer la voie à la communauté internationale en jouant un rôle plus constructif. Les Canadiens méritent mieux.

Hélène Laverdière est députée de Laurier-Sainte Marie, au Québec, depuis le 2 mai 2011. Elle est porte-parole du NPD en matière de développement international et porte-parole adjointe en matière d’affaires étrangères.

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