Les Palestiniens ont maintenant un gouvernement d’union

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Le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouq (g), et Azzam al-Ahmad (2e g), à la tête de la délégation de l'OLP, en pourparlers à Gaza, le 22 avril 2014. (Mahmud Hams/AFP)
Le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouq (g), et Azzam al-Ahmad (2e g), à la tête de la délégation de l’OLP, en pourparlers à Gaza, le 22 avril 2014. (Mahmud Hams/AFP)

Une entente a été signée aujourd’hui entre le Hamas et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) afin de former un gouvernement d’union dans les prochaines semaines, dirigé par le président Mahmoud Abbas.

Le communiqué a été lu par Ismaïl Haniyeh, le président du Hamas à Gaza, en présence d’une délégation de l’OLP qui est le «seul représentant légitime du peuple palestinien». Les gens sont sortis aussitôt dans les rues célébrer l’accord de réconciliation. La première tâche que le nouveau gouvernement aura à accomplir sera de «préparer des élections législatives et présidentielles».

Les dernières législatives en Territoires palestiniens remontent à 2006 et avait été remporté par le Hamas, ce qui avait conduit une série d’évènement menant à l’Opération pluie d’été menée par les forces israéliennes.

Réactions d’Israël

Peu après l’annonce, l’avion israélienne a effectué une frappe au nord de Gaza blessant six civils palestiniens, dont un grièvement, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas. L’armée israélienne a confirmé avoir mené une «opération de contre-terrorisme», mais d’avoir manqué sa cible.

De plus, Israël a accusé le président Abbas d’avoir choisi le Hamas plutôt que la paix et a annulé sa session de négociations avec les palestiniens prévue pour ce soir. Cependant, le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a affirmé qu’aucune rencontre n’était prévue avec Israël et que les discustions étaient rompue depuis longtemps déjà, mais qu’une rencontre avec le médiateur Martin Indyk était à l’ordre du jour à Ramallah a-t-il ajouté.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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