Les travaux de radoub du navire-amiral de la Garde côtière seront effectués à Lévis

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Le NGCC Louis S. St-Laurent (sur la photo) prendra bientôt sa retraite et sera remplacé par le brise-glace polaire John G. Diefenbaker (Photo: Garde côtière canadienne)
Le NGCC Louis S. St-Laurent (sur la photo) prendra bientôt sa retraite et sera remplacé par le brise-glace polaire John G. Diefenbaker (Photo: Garde côtière canadienne)

Le gouvernement du Canada octroie un contrat d’une valeur de 6,5 millions de dollars à Babcock Canada inc. pour les travaux de radoub du navire-amiral brise-glace de la Garde côtière, le NGCC Louis S. St-Laurent, qui seront effectués au chantier naval de Lévis.

Ce sont le Secrétaire parlementaire Bernard Trottier, représentant laministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et le ministre le la Sécurité publique et de la Protection civile, qui représentait pour l’occasion le ministre des Pêches et des Océans, qui en ont fait l’annonce ce jeudi 17 avril.

Ce contrat a été octroyé à la suite d’un appel d’offres ouvert et concurrentiel. La partie des travaux devant être effectués en chantier sera réalisée par Chantier Davie Canada inc., un sous-traitant de Babcock Canada.

«Davie est reconnu depuis longtemps pour son excellence en matière de construction navale au Québec et partout au monde. Ce contrat pour des travaux de radoub qui seront réalisés sur le navire amiral brise-glace du Canada n’est qu’un exemple de la façon dont ce gouvernement réalise des investissements stratégiques qui permettront non seulement que la Garde côtière puisse poursuivre son travail essentiel, mais qui appuieront également la création d’emplois, la croissance économique et la prospérité durable ici même, à Lévis», a déclaré à cette occasion le ministre Steven B;aney, qui est aussi député de la circonscription de Lévis, où est situé le chantier naval.

Le NGCC Louis S. St-Laurent est le plus grand et le plus lourd brise-glace canadien. Lorsqu’il sera en cale sèche sur le chantier naval de Davie à Lévis, au Québec, le navire fera l’objet de travaux d’entretien essentiels, précise le communiqué de Pêche et Océans canada qui annonce ce contrat.

«Notre gouvernement s’engage à veiller à ce que la Garde côtière canadienne ait l’équipement nécessaire pour faire son travail. Tout en appuyant l’emploi et la croissance économique au pays», a déclaré pour sa part Bernard Trottier, secrétaire parlementaire de la ministre des Travaux publics.

Les travaux comprennent un entretien réglementaire des systèmes de propulsion, de la coque, des systèmes auxiliaires et domestiques ainsi que des systèmes de navigation et de communications.

Les travaux seront réalisés avant l’affectation du navire dans l’Arctique, où il fournira des services de déglaçage et réalisera d’autres activités, notamment des recherches scientifiques et un soutien en matière de recherche et sauvetage en plus de livrer des vivres essentiels aux collectivités éloignées.

Le malheur des uns…

La retraite du NGCC Louis S. St-Laurent  a été reportée à plus tard lorsque  la construction de son remplaçant,  par le brise-glace polaire John G. Diefenbaker a été repoussée, Ottawa privilégiant plutôt la construction des navires de ravitaillement dont le Canada a un besoin encore plus urgent depuis l’incendie et la mise hors service en février dernier  du NCSM Protecteur. 

Mais, de toutes façons, le gouvernement avait déjà  décidé en octobre 2013,  bien avant l’incendie du Protecteur, que  les navires de soutien interarmées de la Marine royale canadienne passeront avant le brise-glace de la Garde côtière.

Même s’il n’y avait pas eu cet incendie, les navires de soutien canadiens , les NCSM Protecteur et Preserver ont 50 ans bien sonnés.

Compte tenu de l’âge de ces vénérables navires et de l’impossibilité de mener les deux projets de front, la plupart des observateurs s’attendaient donc à ce que la construction des navires de soutien interarmées ait préséance sur celle du brise-glace qui ne devrait alors être mis en service qu’en 2020, d’où la nécessité de prolonger la vie du NGCC Louis S. St-Laurent, plus tout jeune lui non plus, puisque,  construit en 1969, il a 45 ans, à peine cinq ans de moins que les navires-ravitailleurs.

De son côté, la direction du chantier maritime Davie,  lorgne depuis longtemps à nouveau les contrats à venir des navires de la Garde côtière canadienne.

Les chantiers maritimes sélectionnés en 2010 par Ottawa lors de l’attribution des contrats majeurs de construction des navires de guerre pour la Marine canadienne et du brise-glace polaire Diefenbaker pour la Garde côtière ne pourront être en lice de nouveau et devront céder la place aux autres chantiers.

Les appels  d’offres pour les contrats à venir des navires de la Garde côtière se sont en effet ouvert qu’aux chantiers navals qui n’ont pas encore remporté d’appel d’offres dans le cadre de la stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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