L’expédition de True Patriot Love pour les soldats blessés en route vers le Pôle Nord

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La fondation «True Patriot Love» («La patrie gravée sur le coeur») lançait ce vendredi 10 janvier sa deuxième expédition vers le Pôle Nord visant à sensibiliser la population aux besoins des soldats blessés (Jacques N. Godbout/45eNord.ca)
L’équipe de l’expédition arctique visant à sensibiliser la population aux besoin des soldats blessés de la fondation «True Patriot Love («La patrie gravée sur le cœur») lors du lancement du projet à Montréal en janvier 2014 (Jacques N. Godbout/45eNord.ca)

Ça y est, la deuxième expédition de la fondation «True Patriot Love» («La patrie gravée sur le cœur») visant à sensibiliser la population aux besoins des soldats blessés et d’amasser des fonds pour venir en aide aux soldats blessés, est parti cette semaine comme prévu pour Resolute Bay, au Nunavut, et devrait maintenant s’envoler vers le point de départ de l’expédition à ski dès que le temps le permettra.

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Mise à jour au 25/04/2014 à 10h52

Ça y est, depuis hier, tous les groupes sont maintenant arrivés au lieu de départ de l’expédition et se mettent maintenant en route vers le Pôle Nord à travers  l’Île d’Ellesmere.
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Mise à jour au 24/04/2014 à 11h15

Les deux premiers groupes ont pu s’envoler sans encombre et sont arrivés en toute sécurité sur la glace, a indiqué la directrice de l’expédition, Hillary Coles.

Mais, alors que les quatre derniers groupes étaient déjà à bord des avions sur la piste, la couverture nuageuse a empêché leur départ.

Le reste de l’équipe est donc retourné au camp. Les avions sont encore prêts à décoller et feront une autre tentative dès que le temps le permettra.
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La première expédition de l’organisme s’était déroulée dans l’Himalaya, où une équipe de soldats blessés et de chefs d’entreprises avaient atteint le «Island Peak», à 6.188 m d’altitude.

Cette année, l’expédition de deux semaines à ski de fond dans le Cercle arctique, tel qu’annoncé sur 45eNord.ca en janvier, est parti de Resolute Bay lundi 21 avril.

Avant l’expédition, l’équipe a passé d’abord trois jours au camp d’entraînement de ski à Gatineau, Québec, du 7 au 9 février 2014. Puis, le 19 avril, elle est partie d’Ottawa pour Resolute Bay, au Nunavut.

Pendant les trois premiers jours, l’équipe s’est acclimaté et familiarisé avec l’équipement.

Finalement, un avion Twin Otter devra les amener le 21 avril à moins de 100 kilomètres du pôle Nord magnétique, d’où ils poursuivront leur voyage à ski.

Les soldats blessés y sont jumelés à des chefs d’entreprises et vont parcourir ensemble deux fois 125 km ( aller et retour), dans un environnement hostile par des températures de moins 40 degrés Celsius. Ils doivent être de retour le 2 mai.

L’expédition sera aussi filmée en vue d’une diffusion à l’échelle nationale.

Départ retardé mais optimisme de mise

L’équipe devait décoller le 23 avril au matin, mais les nuages ​​bas et le vent de plus en plus fort sur la zone d’atterrissage ont causé le report du vol, et après le bulletin météo de 14h00, l’équipe a été cloué au sol.

«C’est tout à fait normal pour une expédition qui s’appuie sur un vol pour joindre l’emplacement de départ», a déclare à ce propos Scott Kress, capitaine civil de l’équipe, précisant que, bien que cela soit fâcheux, le délai ne compromet pas l’expédition, l’équipe ayant encore une bonne marge de manœuvre et qu’ils pourront également ajouter à la distance skiée chaque jour pour compenser toute nouvelle réduction de leur «temps sur la glace».

Prochain rapport météo: ce matin, 7h00.

Trois soldats québécois

Dans l’équipe de 12 soldats, on compte trois soldats québécois, Jeremy Meyer, 32 ans, de Charlemagne, Bruno Guévremont, 39 ans, de Hull et Frantz Beaujuin, 38 ans, du Lac-Saint-Jean.

Jeremy Meyer (True Patriot Love)

Jeremy Meyer, est un sergent spécialisé dans les opérations psychologiques. Réserviste au Régiment de Maisonneuve, Meyer a été déployé trois fois en Afghanistan, y compris lors de la première et la dernière des rotations de combat des Forces canadiennes.

Il a également participé dans les Forces canadiennes à la réponse humanitaire des Forces canadiennes au tremblement de terre en Haïti.

En tant que membre du premier contingent canadien déployé à Kaboul en 2003, Meyer était responsable des communications et de la sécurité d’une équipe de liaison affectée à la restructuration de l’armée nationale afghane. Et ors de son dernier déploiement en Afghanistan, il a dirigé les opérations logistiques et des opérations psychologiques pour l’ensemble de la province de Kandahar.

Lors de sa deuxième visite en 2007, lors d’une opération offensive dans le district de Zharey de la province de Kandahar, il a subi une blessure au dos qui est devenue chronique et dégénérative au fil du temps et a commencé à avoir un impact de sa carrière militaire.

Malgré sa blessure, la volonté de surmonter le défi physique est l’une des raisons pour lesquelles il voulait participer à cette expédition dans le Cercle arctique Il espère que ce voyage va braquer les projecteurs sur les questions des anciens combattants et lui permettre de rendre hommage aux soldats blessés et tombés

Bruno Guévremont (True Patriot Love)

Bruno Guévremont, a pris sa retraite en tant que matelot de première classe en 2014 . Il a rejoint l’armée en 1999 et a d’abord servi comme technicien d’armes au 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment .

À son retour de sa première tournée en Afghanistan, il a choisi de transférer à la Marine , où à partir de 2007 il a travaillé comme plongeur-démineur poste de plongée de la Flotte du Pacifique.

Comme un plongeur-démineur, l’expertise de Guévremont s’est avérée précieuse à l’effort de guerre du Canada en Afghanistan.

Il rejoint donc une équipe de démineurs en Afghanistan pour désamorcer des engins explosifs improvisés et des pièges.Du printemps jusqu’à la fin de l’année 2009, l’équipe de Guévremont a désamorcé plus de 100 engins explosifs.

Lui et ses coéquipiers ont aussi été appelés à nettoyer les sites où des kamikazes s’étaient fait exploser.

Le stress cumulé de ces expériences l’a laissé aux prises avec le SSPT.

Cependant, il se réjouit de retrouver de l’esprit de camaraderie qui lui manque lors de l’expédition Arctique: «Je suis blessé, mais non détruit», a déclaré Bruno Guévremont «Comme vétéran, je joindrai une équipe formée de frères et sœurs, sous le soutien et les conseils de chefs d’Industrie du milieu civil, prêts à affronter les défis qu’apportera le pôle Nord, à la recherche de mon rétablissement et bien-être».

Bruno Guévremont a pris sa retraite en tant que matelot de première classe en 2014 . Il a rejoint l’armée en 1999 et a d’abord servi comme technicien d’armes au 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment .

À son retour de sa première tournée en Afghanistan, il a choisi de transférer à la Marine , où à partir de 2007 il a travaillé comme plongeur-démineur poste de plongée de la Flotte du Pacifique.

Comme un plongeur-démineur, l’expertise de Guévremont s’est avérée précieuse à l’effort de guerre du Canada en Afghanistan.

Il rejoint donc une équipe de démineurs en Afghanistan pour désamorcer des engins explosifs improvisés et des pièges.Du printemps jusqu’à la fin de l’année 2009, l’équipe de Guévremont a désamorcé plus de 100 engins explosifs.

Lui et ses coéquipiers ont aussi été appelés à nettoyer les sites où des kamikazes s’étaient fait exploser.

Le stress cumulé de ces expériences l’a laissé aux prises avec le SSPT.

Cependant, il se réjouit de retrouver de l’esprit de camaraderie qui lui manque lors de l’expédition Arctique: «Je suis blessé, mais non détruit», a déclaré Bruno Guévremont «Comme vétéran, je joindrai une équipe formée de frères et sœurs, sous le soutien et les conseils de chefs d’Industrie du milieu civil, prêts à affronter les défis qu’apportera le pôle Nord, à la recherche de mon rétablissement et bien-être».

Frantz Beaujuin (True Patriot Love)

Frantz Beaujuin, lui, est réserviste au Régiment de Maisonneuve depuis 1994. Il a servi à l’étranger dans des missions de maintien de la paix en Haïti en 1997, en Bosnie en 2001 et en 2007 a ​​servi en Afghanistan en tant que premier commandant de section, avant de devenir un sergent-major OPSPSY en 2010.

À la fin de son déploiement en 2007, sur le chemin du retour à Chypre, il s’est fracturé le poignet, ce qui limite sa mobilité dans sa main droite et a nécessité six mois de physiothérapie.

En réussissant l’expédition de True Patriot Love, il espère montrer à ses collègues qu’il ne s’agit pas de laisser sa blessure l’empêcher d’atteindre ses objectifs; il espère également donner à d’autres réservistes un «coup de pied dans le cul» pour poursuivre leurs objectifs.

Une fois qu’il arrivera au Pôle Nord magnétique, Beaujuin a «l’intention de livrer une lettre de son fils de 4 ans au Père Noël».


La première expédition s’était déroulée dans l’Himalaya, où l’équipe avaient atteint le «Island Peak», à 6.188 m d’altitude (True Patriot Love)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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