Le NPD explique son projet de loi sur les soins de santé à un groupe de vétérans de Québec

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Soirée d'information sur le projet de loi. (Nathalie Corneau/45eNord.ca)
Soirée d’information sur le projet de loi. (Nathalie Corneau/45eNord.ca)

Le 23 avril dernier, Tarik Brahmi, député néo-démocrate de Saint-Jean, a déposé devant la Chambre des communes le projet de loi C-568, Loi concernant les anciens membres des Forces canadiennes. Cette loi permettrait aux anciens membres des Forces armées canadiennes répondant aux exigences de qualification des groupes professionnels militaires, d’être admissibles aux avantages pour des soins de santé prévus par les règlements.

Lors de la présentation du projet de loi C-568 devant une vingtaine de vétérans de la Légion royale canadienne, Direction de Québec, M. Brahmi en a également profité pour recueillir, de la part des anciens combattants, des témoignages qui, selon ses dires, diffèrent de loin de ceux des dirigeants de la Légion royale canadienne à Ottawa.

Selon lui, une telle loi apporterait des changements primordiaux et essentiels au niveau des soins de longue durée pour les anciens combattants et ainsi, obligerait les personnes concernées à prendre la responsabilité des vétérans. Actuellement, ceux-ci ne sont plus desservis par les services de santé auxquels ils auraient accès dans les Forces armées canadiennes. De plus, beaucoup d’entre eux n’ont pas de médecin de famille, ce qui rend la tâche plus problématique.

Désormais, malgré un gouvernement majoritaire, ce projet de loi ne peut malheureusement pas se concrétiser. Par contre, le problème reste bien réel et les vétérans ont besoin de soins de santé dans un avenir rapproché. Le dossier des anciens combattants n’est pas inconnu et une action doit être prise rapidement.

De gauche à droite: la député Annick Papillon, Claude Racine, membre de la légion et ex militaire, le député Tarik Brahmi.

L’ancien combattant Claude Racine, membre de la Légion royale canadienne depuis 2009, était présent lors de cette soirée d’information. Il nous a indiqué que ce projet est favorable pour les vétérans et que, malgré les efforts appréciés du député de Saint-Jean, le problème demeure présent et que rien n’est véritablement fait pour apporter les changements adéquats face à cette situation. Selon ses dires, il serait grandement apprécié qu’une loi comme celle présentée ce soir devienne une priorité pour mettre de l’avant des mesures concrètes, afin que les anciens militaires vivant la réalité de près aient accès à des soins de santé le plus tôt possible.

Pour le député néo-démocrate, la problématique est encore plus criante, puisque beaucoup d’anciens combattants doivent faire face à des problèmes de nature psychique. Lors des missions, par exemple en Bosnie ou en Afghanistan, les militaires reviennent avec des traumatismes mentaux méritant une attention spéciale et un besoin de suivi immédiat, même lorsqu’ils ne sont plus membres des Forces armées canadiennes. Pour le moment, ils se retrouvent comme des citoyens normaux.

Ce projet est loin de devenir une loi. Cependant, monsieur Brahmi dit vouloir s’engager personnellement pour faire adopter celle-ci s’il est élu dans les prochaines années. Donc, les anciens combattants restent attentifs aux nouveaux programmes ainsi qu’aux nouvelles lois qui leur permettraient de recevoir des services convenables qu’ils ont amplement mérités.

Nathalie Corneau était blogueuse, conceptrice et recherchiste pour un blogue sur les militaires canadiens entre 1999 et 2010. De 2010 à 2012, elle a agit comme rédactrice en chef-journaliste et chroniqueuse pour le journal du CFV Valcartier. Elle réalise différents mandats de journalisme pour la communauté militaire depuis 1993, ce qui lui confère une vaste expérience en ce domaine qui l’a toujours attirée.

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