Surveillance des présidentielles ukrainiennes: le Canada enverra jusqu’à 500 observateurs

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Le Premier ministre Stephen Harper rencontre Vadym Prystaiko, ambassadeur de l’Ukraine au Canada, pour lui annoncer des sanctions supplémentaires imposées par le Canada à l’égard de représentants russes et ukrainiens à la lumière de la situation actuelle en Ukraine. (Jason Ransom/PMO)
Le Premier ministre Stephen Harpe, alors qu’il rencontrait Vadym Prystaiko, ambassadeur de l’Ukraine au Canada, pour lui annoncer des sanctions supplémentaires imposées par le Canada à l’égard de représentants russes (Archives/Jason Ransom/PMO)

Signe de l’importance que le Canada accorde aux élections présidentielles du 25 mai, le Premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé ce mercredi un soutien destiné à trois nouvelles initiatives d’un coût total de 10,8 millions $ «qui favoriseront la démocratie dans ce pays» et qui permettront à un maximum de 500 observateurs de surveiller les élections.

Les trois initiatives, annonce le Bureau du premier ministre, sont premièrement, une mission d’observation électorale canadienne pouvant compter jusqu’à 338 observateurs pour les élections présidentielles, dont 38 seront des observateurs à long terme, deuxièmement 35 observateurs canadiens participeront à la mission d’observation des présidentielles du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et, troisièmement, 12 parlementaires canadiens se joindront à la délégation de la mission d’observation électorale de l’Association parlementaire de l’OSCE en vue des élections présidentielles.

Signe de l’importance que le Canada accorde à cette élection, la mission canadienne d’observation, dont on connaîtra plus tard l’identité du chef de mission, sera l’une des plus importante des pays de l’OSCE, sinon, la plus importante, soulignait le ministre Jason Kenney lors d’une conférence de presse cet après-midi sur la mission canadienne.

«Le Canada est un chef de file mondial pour sa contribution à la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance en Ukraine. Les mesures annoncées aujourd’hui aideront à veiller à ce que les prochaines élections soient équitables et à ce que la démocratie et la gouvernance soient les pierres angulaires du nouveau gouvernement», a déclaré le Premier ministre Stephen Harper lors de cette annonce.

Le Canada a été le premier pays occidental à reconnaître l’indépendance de l’Ukraine face à l’Union soviétique en 1991, rappelle le Bureau du Premier ministre dans son communiqué aujourd’hui.

Depuis 2004, le Canada a dépêché des centaines d’observateurs électoraux lors de cinq élections successives en Ukraine, mais jamais la situation n’a été aussi tendue que maintenant.

Lors des missions précédentes, a précisé le ministre Kenney en réponse à une question de 45eNord.ca, les observateurs canadiens se sont retrouvés partout sur le territoire ukrainien dans qu’il n’y ait de problème. Cette fois encore, les observateurs canadiens iront là où on les dépêchera et, bien évidemment, il n’est pas questions d’annoncer tout de suite, même si on le savait, où ils iront puisqu’ils importe que les organisateurs électoraux ne soient prévenus d’avance de leur visite.

Toutefois, a concédé le ministre, des mesures seront prises pour assurer leur sécurité dans les circonstances et affirmé que le Canada n’a nullement l’intention de les mettre en danger.

Pendant ce temps, la mission d’observation militaire se poursuit

Par ailleurs, le Canada, de concert avec un certain nombre d’autres pays membres de l’OSCE, participe également à une mission d’observation militaire dont les membres sont chargés de faire rapport de la situation politique et de la situation en matière de sécurité en Ukraine.

Le 17 avril, à une réunion quadripartite à Genève entre la Russie,l’Ukraine, l’Union européenne et les États-Unis à Genève sur la crise ukrainienne a été adopté un accord-cadre prévoyant, notamment, que toutes les forces irrégulières devaient déposer leurs armes, les bâtiments saisis remis à leurs propriétaires légitimes et toutes les rues occupées , ainsi que les places et espaces publics dans les villes d’Ukraine doivent être libérés.

Pour assurer la mise en œuvre de toutes ces mesures, était prévue une commission de suivi de l’OSCE déployée en Ukraine avec pour mandat de désamorcer la crise, d’aider les Ukrainiens eux-mêmes , les autorités et les communautés locales dans les régions ukrainiennes à mettre en œuvre ces mesures de désescalade.

Hier, 22 avril, un groupe d’observateurs militaires de l’OSCE est arrivé dans la région de Donetsk, rapportait l’agence ruse Itar-Tass, citant des médias locaux.

Interrogé par des journalistes sur la concentration de troupes ukrainiennes dans la région, le chef de la mission, le colonel allemand Axel Schneider, a répondu, «Je ne peux actuellement pas dire que la concentration des forces armées ukrainiennes dans la région de Donetsk contredit les accords et les normes internationales».

Il a également noté que la mission n’avait pas encore pris de décision sur les actions à entreprendre pour évaluer la situation dans Slaviansk.

La mission de l’OSCE cette région, qui comprend des représentants des forces armées de l’Allemagne, de la République tchèque, du Danemark, de la Suède et de la Pologne examinera encore la situation dans la région pendant six jours.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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