Accord sur la divulgation de conversations entre Blair et Bush sur la guerre en Irak

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Un véhicule de l'armée britannique à Bagdad, en Irak, en mai 2009 (Photo: Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)
Un véhicule de l’armée britannique à Bagdad, en Irak, en mai 2009 (Photo: Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)

Les enquêteurs de la commission Chilcot et le gouvernement britannique ont décidé, après plusieurs mois de négociation, de rendre publics certains éléments de l’enquête menée depuis 2009 sur la légalité de la guerre en Irak.

Bien qu’au départ, la commission ait demandé que soit publiée la totalité de la correspondance entre le président George W. Bush et le premier ministre Tony Blair, l’accord stipule que seuls les principaux points de leurs échanges et quelques citations seront révélés parmi les vingt-cinq notes et cent trente enregistrements de conversations tenues entre les deux hommes.

Rappelons que la commission Chilcot (2009-2011) avait pour mandat d’étudier l’engagement britannique durant la guerre en Irak sur la période qui a précédé le conflit, l’action militaire et sur les conséquences des décisions qui ont été prises. En 2012, le gouvernement a imposé son véto concernant la divulgation des documents de l’enquête détaillant les réunions du cabinet dans les jours qui ont précédé l’invasion. Dans un même temps, ministère des Affaires étrangères a réussi à faire bloquer une conversation entre le président et le premier ministre quelques jours avant l’invasion plaidant que cela présentait un «danger important» aux relations anglo-américaines.

L’ancien premier ministre britannique a déclaré qu’il souhaitait que soient publiés le plus rapidement possible les extraits et citations, «Ce n’est absolument pas moi qui les bloquent. Le plus rapidement (ces échanges) seront publiés, le mieux ça sera de mon point de vue», avait-il déclaré mardi sur BBC radio, réfutant du même coup ses détracteurs l’accusant de tenter de reporter la publication des dits documents.

Quelque 45.000 soldats britanniques ont participé entre 2003 et 2009 à la guerre en Irak qui a causé la mort de 179 d’entre eux.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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