Armement: Vladimir Poutine vise l’autosuffisance

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Le président russe, Valdimir Poutine, à une réunion du gouvernement russe le 9 avril à Moscou (Présidence russe)
Le président russe, Vladimir Poutine, à une réunion du gouvernement russe le 9 avril à Moscou (Présidence russe)

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré aujourd’hui que la Russie devait, le plus tôt possible, produire l’ensemble de son arsenal et ne plus dépendre des importations étrangères.

À la sortie d’une réunion avec le ministre de la Défense, les commandants des trois corps d’armée ainsi que les principaux leaders du complexe militaro-industriel russe, le président russe a souligné à la presse l’importance de ne plus dépendre des importations pour l’entretien et le renouvellement de son armement.

«Nous devons faire le maximum pour que tout ce qui est utilisé dans notre secteur de la défense soit produit sur notre territoire, afin que nous ne dépendions de personne», a souligné le président russe s’adressant à des représentants de l’industrie de la défense réunis à sa résidence de Sotchi.

Cette décision, soutient M. Poutine, fera grandement bénéficier l’industrie et nécessitera une collaboration étroite avec l’Académie des sciences de Russie et les écoles de design. Plus de 570 milliards $ ont été budgétisé jusqu’en 2020 pour moderniser l’armée en plus des 86 milliards pour l’industrie militaire.

Cette décision s’inscrit dans un contexte d’isolement de plus en plus marqué de la Russie sur la scène internationale.

Déjà ébranlée économiquement par la crise ukrainienne, elle a vu sa croissance stagner en raison d’un ralentissement marqué des investissements. La Russie remet également en question la stabilité de ses approvisionnements en matière d’armement suite aux séries de sanctions à son égard.

Les Etats-Unis menacent d’interdire l’exportation vers la Russie de matériel de pointe dans le cadre des sanctions liées à la crise ukrainienne.

Vente de navire Mistral à la Russie

La France, par ailleurs, est pressée par les Américains de renoncer à la vente de ses navires Mistral à la Russie par Washington. «Nous avons exprimé nos inquiétudes auprès du gouvernement français à propos de cette vente. Nous continuerons de le faire», a déclaré la porte-parole du département d’État Jennifer Psaki.

François Hollande, de son côté, a affirmé maintenir «pour l’instant» le contrat de 1,2 milliard d’euros (1,8 milliard $).

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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