Bolivie: la première «grève» de militaires a pris fin cette semaine

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Du jamais vu: des centaines de sous-officiers et sergents de l’armée bolivienne ont déclenché une grève fin-avril pour réclamer un meilleur accès aux promotions au sein de l’armée et manifesté dans les rues de la capitale (Archives/EFE)
Du jamais vu: des centaines de sous-officiers et sergents de l’armée bolivienne ont déclenché une grève fin-avril pour réclamer un meilleur accès aux promotions au sein de l’armée et manifesté dans les rues de la capitale (Archives/EFE)

Au 21e siècle, les militaires ne se mutinent pas, il se mettent en «grève» et cette semaine maquera dans les annales la fin La premières grève de militaires, la grève des sous-officiers et sergents de l’Armée bolivienne.

Des centaines de sous-officiers et sergents de l’armée bolivienne avaient déclenché fin avril une grève pour réclamer un meilleur accès aux promotions au sein de l’armée et manifesté dans les rues de la capitale pour dénoncer le congédiement des quatre instigateurs du mouvement.

Les soldats «grévistes» réclamaient des réformes afin que les 10 000 sous-officiers de l’armée puissent poursuivre des études pour devenir officiers de carrière. Ils demandent aussi une assurance santé semblable à celle dont bénéficient les officiers.

Du jamais vu, les sous-officiers avaient organisé des manifestations pendant plus de 15 jours exigeant les mêmes conditions de travail et d’étude qui les officiers. Ils ont également exigé que les licenciements de 715 des leurs pour «sédition et désobéissance» pour avoir osé manifester soient annulés.

Le commandant en chef des Forces armées, l’amiral Victor Baldivieso a finalement déclaré cette semaine que près de 99% de ceux qui ont participé aux manifestations ont été réintégrés pendant que se poursuivent les discussions pour réformer la loi organique des forces armées, mettant ainsi fin à cette grève des sous-officiers.

La prochaine étape, un grief contre l’ennemi?

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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