Ceux qui blessent ou tuent un chien d’assistance seront punis plus sévèrement

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Un chien et son maître, le 20 octobre 2010, en Afghanistan. (Archives/Caporal Shilo Adamson/Caméra de combat des Forces canadiennes)
Un chien et son maître, le 20 octobre 2010, en Afghanistan. (Archives/Caporal Shilo Adamson/Caméra de combat des Forces canadiennes)

Quiconque s’en prend à un chien policier, à un chien aidant ou à ceux des Forces armées canadiennes risque désormais des sanctions beaucoup plus sévères.

Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé lundi le dépôt de la Loi C-35 sur la justice pour les animaux qui fournissent de l’assistance (Loi de Quanto), qui permettrait de veiller à ce que ceux qui s’en prennent aux animaux de la police, aux animaux aidants ou aux animaux des Forces armées canadiennes aient à faire face à de graves conséquences.

La loi rend hommage à Quanto, un chien policier poignardé à mort lorsqu’il est intervenu pour arrêter un suspect en fuite, à Edmonton, en 2013. Quanto avait été au service de la police pendant quatre ans, il avait été décoré et il avait participé à plus de 100 arrestations.

Les personnes reconnues coupables d’avoir blessé ou tuer un chien de service seront passibles, lorsque la loi sera adoptée, d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de pénitencier.

Une peine minimale obligatoire de six mois de prison sera imposée lorsqu’un chien policier est tué en devoir.

Les chevaux policiers sont aussi concernés par cette loi.

«Ce projet de loi rend hommage à ces animaux loyaux et met en valeur leur rôle», a précisé le premier ministre Stephen Harper, dans un communiqué. «Le projet de loi sert aussi à souligner le rôle vital des animaux aidants, comme les chiens-guides, qui aident les personnes handicapées à avoir une meilleure qualité de vie et à mener une vie plus autonome. Il envoie comme signal que la violence contre les animaux aidants est inadmissible et que les auteurs de gestes aussi méprisables auront à en subir les conséquences.»

Officiellement, les Forces armées canadiennes n’utilisent pas de chiens depuis la fin de la guerre en Afghanistan, mais des unités de la Police militaire en ont, bien que non entraînés par leurs soins. Quant aux forces spéciales… impossible de savoir quelles sont leurs capacités et donc s’ils utilisent des animaux. Nous attendons une réponse de la Défense nationale pour avoir des précisions sur l’utilisation exacte par la Police militaire.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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