Japon: trois navires chinois violent encore une fois les eaux des Senkaku

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Photo fournie par les garde-côtes japonais montrant un navire chinois près de l'archipel des Senkaku, le 5 septembre 2013 (AFP)
Photo fournie par les garde-côtes japonais montrant un navire chinois près de l’archipel des Senkaku, le 5 septembre 2013 (Archives/AFP)

Trois navires des garde-côte chinois ont pénétré ce vendredi 2 mai un peu avant midi (heure locale) à moins de 12 milles nautiques (22 km) d’une île de l’archipel des Senkaku, revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu, quelques jours après le soutien apporté par le président américain Obama à Tokyo sur ce sujet.

Situées à 200 km au nord-est de Taiwan, qui les revendique aussi, et à 400 km à l’ouest d’Okinawa (extrême-sud du Japon), ces îles sont inhabitées mais, outre leur importance stratégique, les fonds marins qui les environnent pourraient bien renfermer des hydrocarbures.

C’est maintenant la troisième fois que des navires chinois entrent dans les eaux territoriales de ces îles depuis que le président américain Barack Obama a indiqué clairement le 24 avril, lors d’une visite d’État à Tokyo, que les Senkaku étaient «couvertes» par le traité de défense entre les États-Unis et le Japon, laissant entendre que Washington défendrait son allié si les Chinois attaquaient ces territoires.

La Chine a rétorqué au président américain en affirmant encore que ces îles faisaient partie de son territoire.

Depuis plus d’un an les relations sino-japonaises sont d’ailleurs au plus bas en raison de ce conflit territorial en mer de Chine orientale.

En septembre 2012, le Japon avait nationalisé trois des cinq îles principales de l’archipel de la discorde, déclenchant une semaine de manifestations anti-japonaises, parfois violentes, dans plusieurs villes de Chine.

Depuis cette nationalisation, la Chine envoie régulièrement des bateaux, et ponctuellement des avions, à proximité de l’archipel, alors que, de leur côté, les garde-côte nippons patrouillent régulièrement dans cette zone.

En outre, fin novembre 2013, Pékin avait décrété une «zone d’identification aérienne» (ZAI) au-dessus de la mer de Chine orientale qui chevauche celle du Japon et surtout englobe les îles inhabitées Senkaku/Diaoyu.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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