Joe Biden menace la Russie de nouvelles sanctions

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Un soldat ukrainien posté à un checkpoint à Izum, dans la région de Donetsk le 15 mai 2014 (Genya Savilov/AFP)
Un soldat ukrainien posté à un checkpoint à Izum, dans la région de Donetsk le 15 mai 2014 (Genya Savilov/AFP)

De passage en Roumanie, le vice-président américain Joe Biden a menacé la Russie de nouvelles sanctions économiques si elle tentait de perturber l’élection de dimanche prochain. «Tous les pays doivent user de leur influence afin d’assurer un climat stable qui permette aux Ukrainiens de voter en toute liberté», a-t-il déclaré.

Lundi dernier, le président russe, Vladimir Poutine, avait ordonné à ses troupes, stationnées à la frontière de retourner dans leurs casernes. Par-contre, l’OTAN et les États-unis n’ont pu confirmer le retrait des 40 000 soldats présent depuis le début de la crise en Crimée.

Le vice-président a réaffirmé au président roumain, Traian Basescu, l’engagement de son pays à assurer la défense des pays membres du traité de l’Alliance, tel que mentionné dans l’article 5. L’OTAN a déjà augmenté ses effectifs en Europe de l’est et prévoit continuer sur cette voie autant au niveau des troupes au sol, qu’aérienne et maritime.

M. Basescu a remercier les États-unis de la rapide réaction dès le début de la crise ukrainienne. Pour sa part, M. Biden a déclaré que le bouclier anti-missiles prévu à Deveselu (sud) allait être prêt à entrer en fonction dès l’année prochaine.

Sécurité énergétique

Lors d’une rencontre avec le premier ministre roumain, Victor Ponta, le responsable américain a souligné l’importance d’une plus grande indépendance énergétique à l’égard de la Russie. L’Union européenne à par ailleurs demandé au président russe de respecter son engagement de continuer la livraison de gaz après le 3 juin.

«Tant que se poursuivent les discussions à trois, entre la Russie, l’Ukraine et l’UE, les livraisons de gaz ne devraient pas être interrompues. Je compte sur la Russie pour maintenir cet engagement», a écrit à M. Poutine le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dans un courrier rendu public par la Commission.

Gazprom, le géant gazier russe, a menacé d’arrêter ses livraisons à l’Ukraine si elle ne paie pas à l’avance une facture de 1,66 milliard de dollars pour les achats du mois de juin. L’Ukraine, aux prises avec des difficultés financières, a accumulé une dette gazière de 3,5 milliards de dollars envers la Russie.

Le quart du gaz naturel européen est importé de Russie et la moitié de ces importations transite par l’Ukraine.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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