Journée des Casques bleus : l’ONU rend hommage aux soldats de la paix

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Le Secrétaire général Ban Ki-moon (au centre) dépose une gerbe en hommage aux Casques bleus (Devra Berkowitz/ONU)
Le Secrétaire général Ban Ki-moon (au centre) dépose une gerbe en hommage aux Casques bleus (Devra Berkowitz/ONU)

À l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a estimé jeudi que l’ONU pouvait être fière de sa longue et fructueuse expérience en matière de maintien de la paix, rapporte le service d’information de l’ONU.

Depuis 1948, plus d’un million de Casques bleus ont participé à plus de 70 opérations sur quatre continents.

«Nous pouvons être certains qu’à l’avenir, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies sauront évoluer de manière à faire face aux nouveaux problèmes qui surviendront. Actuellement, plus de 116.000 agents des Nations Unies issus de plus de 120 pays participent à 16 opérations de maintien de la paix. Au péril de leur vie, ces militaires, agents civils et policiers aident à stabiliser les communautés, à protéger les civils et à promouvoir l’état de droit et les droits de l’homme», a rappelé le Secrétaire général dans son message pour la Journée.

Au siège des Nations Unies à New York, la cérémonie traditionnelle de dépôt de gerbe a eu lieu pour la première fois sur le nouveau site dédié à la mémoire des Casques bleus tombés sur le terrain.

L’année dernière, 106 Casques bleus ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies, ce qui porte à plus de 3200 le nombre total de pertes humaines enregistrées dans l’histoire du maintien de la paix.

Le patron de l’ONU a expliqué que l’organisation modernisait actuellement ses opérations de maintien de la paix afin de leur permettre de relever les problèmes de demain en matière de paix et de sécurité. L’ONU déploie de nouvelles technologies, telles que les véhicules aériens sans pilote non armés, affine ses pratiques en vue de mieux protéger les civils et accroît le nombre de femmes présentes dans ses rangs tout en renforçant ses partenariats avec les organisations régionales. Elle améliore sa logistique et ses procédures administratives, renforce ses infrastructures et prend d’autres mesures visant à exploiter au mieux le potentiel de son personnel.

«Notre objectif est de faire en sorte que le maintien de la paix constitue un investissement rationnel et efficace qui apporte des bénéfices considérables et, par-dessus tout, qui permette de sauver des vies», a dit le Secrétaire général.

Le bilan de l’année écoulée est éloquent:le Conseil de sécurité a créé deux opérations de maintien de la paix – au Mali et en République centrafricaine. La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a aidé le gouvernement à mettre en échec les rebelles du M23 qui s’en étaient pris aux civils dans l’est du pays. Au Soudan du Sud, pour la première fois dans l’histoire du maintien de la paix des Nations Unies, le Casques bleus ont systématiquement ouvert les portes de leurs bases à des dizaines de milliers de civils, leur sauvant la vie et les protégeant des forces gouvernementales ou des forces de l’opposition.

Et, finalement, pour la première fois, une femme a été nommée au poste de commandant de la force d’une opération de maintien de la paix, ce qui représente une avancée historique.

Longtemps, le nom du Canada a été lié aux missions de la paix de l’organisation internationale à travers le monde et on pourrait dire que les «missions de maintien de la paix» sont une «invention canadienne».

C’est le Premier-ministre canadien et prix Nobel de la Paix, Lester B. Pearson, alors qu’il n’était encore que ministre des Affaires extérieures, qui a proposé en 1956 d’aller plus loin que de simples missions de surveillance.

Depuis 1956, le Canada a fourni à l’ONU plus de 160 000 soldats qui ont participé à plus d’une soixantaine de missions dont 134 ont donné leur vie, faisant ainsi l’ultime sacrifice pour la paix.

Mais la participation canadienne aux missions de maintien de la paix s’est considérablement réduite ces dernières années et le Canada se classe désormais au 54e des pays contributeurs, selon des chiffres des l’ONU.

Ce sont le Pakistan, l’Inde et le Bangladesh qui sont à présent les principaux pays contributeurs avec près de 8000 militaires et policiers envoyés pour chacun.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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