Le NCSM Protecteur sur le chemin du retour, remorqué par le USNS Salvor

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Le NCSM Protecteur, le 31 janvier 2014 lors de l'exercice KOA KOAI. (Archives/Sergent Angela Abbey/MARPAC Imaging Services)
Le NCSM Protecteur, le 31 janvier 2014 lors de l’exercice KOA KOAI. (Archives/Sergent Angela Abbey/MARPAC Imaging Services)

Le NCSM Protecteur a quitté Pearl Harbor jeudi matin remorqué le USNS Salvor, et a commencé dans Pacifique Nord son lent, très lent voyage de retour qui doit le ramener à son port d’attache de la BFC Esquimalt, près de Victoria, en Colombie-Britannique, rapporte la CBC, la télévision publique canadienne de langue anglaise.

Quatre marins de la Marine royale du Canada sont à bord du USNS Salvor pour ce voyage qui devrait durer trois semaines.

«Il fait six nœuds à l’heure actuelle, ce qui est bon», a déclaré à la CBC le capitaine de corvette Desmond James, porte-parole de la Marine, ajoutant «De notre point de vue, tout semble prometteur.»

En février dernier, le navire de ravitaillement était en route vers son port d’attache quand un feu s’est déclaré dans la salle des machines.

Le NCSM Protecteur revenait alors d’opérations dans le milieu du Pacifique avec à son bord 279 membres d’équipage, 17 membres des familles et deux entrepreneurs civils qui étaient montés à bord du navire pour le voyage de retour.

La bataille que les marins du NCSM Protecteur ont dû livrer pour combattre l’incendie a duré 11 longues heures dans les pires conditions et Une vingtaine de membres de l’équipage ont subi des blessures mineures.

La US Navy avait alors envoyé son destroyer USS Michael Murphy pour prêter main-forte au Protecteur et les civils qui étaient à bord ont alors été évacués sur le navire américain qui les a amenés à Pearl Harbour.

Quant au navire ravitailleur canadien incendié, il a alors été remorqué à Pearl Harbor par les Américains.

Le Protecteur devait être mis hors service en 2017, mais il semble maintenant plus que probable qu’il ne sera tout simplement jamais réparé.

Pour la critique libérale en matière de défense nationale, Joyce Murray, qui s’était exprimé sur 45eNord.ca en mars dernier, l’incendie du Protecteur, vieux de 44 ans, est «un inquiétant exemple concret de la façon dont le processus d’acquisition du gouvernement peut mettre en danger la vie de nos marins».

«Pourquoi, se demandait-elle dans la tribune qu’elle écrivait pour 45eNord.ca , nos marins sont-ils contraints d’exploiter un navire obsolète qui a près de deux fois leur âge?».

La marine n’a pas publié de communiqué pour annoncer le départ du navire de Pearl Harbour c’est maintenant par la télévision publique canadienne, qui dit tenir l’information d’une autre source, qu’on a pu apprendre que le navire ravitailleur avait entrepris le voyage de retour vers Esquimalt.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion2 commentaires

  1. André Delcambre

    Petite erreur dans votre article: Le Protecteur n'est pas un destroyer mais un navire ravitailleur. On trouve la mention destroyer à deux reprises dans le texte.