Le siège de la prison d’Alep sur le point d’être brisé

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Un rebelle syrien dans la ville d'Alep, le 9 juillet 2013 (Photo: JM Lopez/AFP)
Un rebelle syrien dans la ville d’Alep, le 9 juillet 2013 (Photo: JM Lopez/AFP)

L’armée syrienne est sur le point de briser le siège de la prison centrale d’Alep et d’ainsi briser la principale route d’approvisionnement des rebelles avec la Turquie, ont affirmé mercredi une ONG et des médias officiels syriens.

Les insurgés, principalement constitués du Front al-Nosra, assiègent la prison centrale d’Alep depuis plusieurs mois dans le but de libérer les prisonniers politiques, «takfiris» pour la plupart, qui y vivent dans de très mauvaises conditions. La prison qui contient près de 3000 détenus a même été partiellement occupée en février dernier par les rebelles qui avaient lancé une importante offensive avant d’en être chassés par les raids aériens.

Les troupes loyalistes constituées de l’armée régulière, des miliciens de Forces de défense nationale et des combattants arabes et du Hezbollah libanais ont affronté les djihadistes du Front al-Nosra qui est la branche syrienne d’Al-Qaïda. Les combats se sont déroulés dans la zone industrielle de Cheikh Najar, à 500 mètres de la prison centrale d’Alep, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

«Si l’armée reprend la prison, elle peut s’emparer de la route Castello qui relie les zones libérées d’Alep à la campagne du nord», a affirmé à l’AFP un militant anti-régime, Mohamad Wissam.

Les rebelles ont fait exploser l’hôpital Kindi aujourd’hui afin d’empêcher l’armée de s’en servir contre eux dans le but d’espionner les routes d’approvisionnement.

Les djihadistes de l’EIIL relancent leur offensive

L’EIIL (État islamique en Irak et au Levant) tente à nouveau de relancer leur projet d’État islamique dans une région située à cheval entre la Syrie et l’Irak, selon plusieurs sources rebelles et une ONG. Le groupe ultra radical avait été stoppé dans sa tentative de prendre la région de Deir Ezzor (Est) en janvier dernier par une attaque massive des rebelles et des djihadistes rivaux. Depuis, il était demeuré retranché dans la province de Raqa, au nord de la Syrie.

«La majorité des combattants étaient étrangers dont des Européens, Tunisiens et Saoudiens», a affirmé le porte-parole des rebelles opposées à l’EIIL, Omar Abou Layla.

Malgré l’isolement politique de l’EIIL, l’Organisation possède des armes qu’elle avait saisies lors de la prise d’un dépôt d’armes en 2013. De plus, la région riche en pétrole lui assure un revenu assurant un approvisionnement en munition élevé.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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