Lycéennes enlevées au Nigeria: le Canada fournira équipement de surveillance et techniciens

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Des écolières à Maiduguri, capitale de l'État de Borno, le 28 juillet 2010 (Archives/Pius Utomi Ekpei/AFP)
Des écolières à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, le 28 juillet 2010 (Archives/Pius Utomi Ekpei/AFP)

Le Canada fera sa part fournira de l’équipement de surveillance et des techniciens pour aider le Nigeria à retrouver les plus de 200 adolescentes nigérianes enlevées par les islamistes radicaux du groupe terroriste Boko Haram, a confirmé Ottawa cette semaine.

Le vice-président nigérian Namadi Sambo avait publié un communiqué, mercredi, au lendemain d’une rencontre avec le ministre du Développement international, Christian Paradis, présent à Abuja pour le Forum économique mondial sur l’Afrique au Nigéria du 7 au 8 mai.

Il disait dans ce communiqué avoir demandé au Canada de fournir de l’«équipement de surveillance et d’autres matériels de sécurité indispensables» pour aider le Nigeria à combattre le groupe Boko Haram.

Le même jour, en réponse à une question du Nouveau Parti démocratique (NPD), à la Chambre des communes, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a indiqué que le Canada avait offert son aide au gouvernement du Nigeria.

M. Baird a déclaré qu’il n’y aurait pas d’envoi d’équipement militaire sans que soit aussi dépêché sur place le personnel militaire canadien pouvant le faire fonctionner.

Il faisait alors simplement référence aux techniciens qui accompagneraient l’équipement, a précisé à 45eNord.ca l’attaché de presse du Premier ministre harper, Carl Vallée, ajoutant qu’ils est toutefois trop tôt pour savoir le nombre exact de personnes qui seront de la mission.

276 lycéennes ont été enlevées le 14 avril dans leur établissement scolaire de Chibok (nord-est), dans l’État de Borno, dont 223 sont toujours en captivité, 53 ayant réussi à s’enfuir, selon la police.

Jusqu’ici, les autorités nigérianes se sont montrés incapables de retrouver les jeune filles disparus et le président Goodluck Jonathan est soumis à une forte pression après des manifestations au Nigeria et dans plusieurs pays, notamment à New York où des dizaines de Nigérians ont demandé que des actions plus conséquentes soient entreprises.

Dans une vidéo, Abubakar Shekau, le chef du groupe islamiste armé le groupe islamiste armé Boko Haram qui a revendiqué lundi l’enlèvement, affirme qu’il veut les «vendre» comme «esclaves» et les «marier» de force.

«J’ai enlevé vos filles», déclare le chef du groupe extrémiste, Abubakar Shekau, dans une vidéo de 57 minutes parvenue à la presse occidentale.

Finalement le Nigeria, qui a toujours été réticent à accepter l’aide étrangère, s,est résolu à appeler à l’aide dans sa campagne pour la libération des lycéennes et a accepté mardi la proposition américaine d’envoyer une équipe d’experts pour aider à retrouver les jeunes filles.

Depuis, outre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine et la France et ont promis d’envoyer des experts afin d’aider à retrouver la trace des adolescentes.

La France a proposé de mobiliser une équipe de spécialistes, la Grande-Bretagne a dit envoyer une équipe d’experts en planification et coordination, et la Chine a déclaré être prête à partager «toute information utile recueillie par ses satellites et ses services de renseignements».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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