Mer de Chine orientale: Washington met en garde Pékin

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Un avion des garde-côtes japonais en survol des îles disputées Senkaku, le 13 octobre 2011, en mer de Chine orientale (Archives/AFP)
Un avion des garde-côtes japonais en survol des îles disputées Senkaku, le 13 octobre 2011, en mer de Chine orientale. (Archives/AFP)

Quelques jours après que des avions de chasse chinois aient frôlé des avions militaires japonais au-dessus des eaux de la mer de Chine orientale, Washington a mis en garde jeudi Pékin contre les tensions dans l’espace aérien international.

«Toute tentative d’interférer avec la liberté de survol dans l’espace aérien international fait monter les tensions et accroît le risque d’erreur de jugement, de confrontation et d’incident involontaire», a critiqué le département d’État américain, dans un communiqué, ajoutant également ne pas accepter «que la Chine ait déclaré une zone aérienne de défense et d’identification au-dessus de la mer de Chine orientale et nous exhortons la Chine à ne pas la mettre en oeuvre».

Dimanche dernier, le Japon avait accusé la Chine de manœuvres «dangereuses» au-dessus de la mer de Chine orientale, alors que plusieurs avions de chasse chinois eurent frôlé des appareils militaires japonais, à quelques dizaines de mètres près.

Un chasseur SU-27 chinois serait ainsi passé très près d’un avion de surveillance OP-3C japonais au point de rencontre de leurs zones aériennes d’identification respectives.

Un autre chasseur SU-27 chinois a également volé à proximité d’un YS-11EB japonais dans le même espace, selon le ministère de la Défense japonais.

Selon le journal Asahi Shimbun, les deux chasseurs chinois n’ont pas pénétré dans l’espace aérien japonais et surveillaient un exercice naval russo-chinois dans le nord de la mer de Chine orientale, non loin des eaux territoriales japonaises, selon l’agence Kyodo.

De son côté, le ministère chinois de la Défense a affirmé que les deux appareils japonais étaient entrés samedi dans la zone d’identification chinoise sans s’identifier, «interférant avec les exercices navals conjoints entre la Chine et la Russie».

La Chine a protesté auprès des Japonais en leur demandant de «respecter les droits légitimes des Marines chinoise et russe».

Et jeudi, Pékin à son tour a accusé Tokyo d’avoir fait voler en novembre dernier des chasseurs nippons tout près d’un avion chinois.

Les relations entre les deux plus importantes puissances économiques asiatiques sont exécrables depuis un an et demi en raison d’un contentieux en mer de Chine orientale et de querelles liées à l’Histoire.

Situés à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 km à l’ouest d’Okinawa (sud du Japon), les îles Senkaku/Diaoyu au cœur du contentieux sont administrés par le Japon mais revendiqués avec force par la Chine. Des navires chinois pénètrent régulièrement dans les eaux japonaises, pour en ressortir quelques heures plus tard.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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