À Montréal, on se souvient de la Bataille de l’Atlantique (PHOTOS/VIDÉO)

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La Bataille de l’Atlantique a duré 2.075 jours et a coûté la vie à de nombreux marins. Sept décennies plus tard, la Marine royale canadienne se souvient.

C’est par un temps rappelant celui qu’ont traversé les navires en plein Atlantique qu’une cérémonie en hommage aux vétérans de la Bataille de l’Atlantique a eu lieu au quai de l’horloge à Montréal, ce premier dimanche de mai.

«L’Océan Atlantique n’a pas beaucoup de pitié, très froid, avec des vagues très importantes. Alors si on se met dans le contexte de l’époque, en 43-45, où nos marins ont réellement réussi à changer le cours de l’Histoire en réussissant à escorter des navires de la Marine marchande, c’était très important aujourd’hui de reconnaître cette contribution», a dit à 45eNord.ca le contre-amiral Gilles Couturier, qui a récemment été promu et qui est le nouveau directeur général de la Politique de sécurité internationale, au QG de la Défense nationale, à Ottawa.

Alors qu’elle n’avait qu’une dizaine de navires à disposition au début de la guerre, la Marine royale canadienne a réussi à construire 400 navires en quelques années et à escorter pas moins de 25.343 navires marchands. Certains jours, se sont 125 navires marchands qui arrivaient à traverser l’Atlantique Nord!

Dans les derniers mois de la guerre, la Marine canadienne avait atteint des effectifs de plus de 95.000 personnes (3.500 en 1939), dont 6 000 membres du Service féminin de la Marine royale canadienne.

Si au début de la guerre, la bataille de l’Atlantique était loin d’être gagné, le vent a tourné en faveur des Alliés. Mais la flotte de sous-marins allemande continuait cependant à attaquer efficacement. En effet, en 1944 et 1945, la flotte canadienne a subi ses plus lourdes pertes dans des combats contre des sous-marins utilisant des tactiques d’évasion sophistiquées et armés de nouvelles torpilles puissantes.

Les hommes et les navires étaient mis à l’épreuve au-delà de leurs capacités, avec un équipement insuffisant ou inadéquat, un entraînement insuffisant, et pas assez de temps pour récupérer des horreurs auxquelles ils assistaient souvent lorsque des navires explosaient et que les survivants gelaient à mort en quelques minutes dans les eaux glaciales de l’Atlantique Nord. Mais la persévérance allait payer!

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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