Nigeria: les États-Unis enveront une équipe d’experts pour retrouver les lycéennes

Manifestation de femmes au Nigeria pour dénoncer l'enlèvement par les islamistes de Boko Haram de 100 à 200 jeunes filles mi-avril dans le nord-est du pays, le 30 avril 2014 à Abuja (Philip Ojisua/AFP)
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Manifestation de femmes au Nigeria pour dénoncer l'enlèvement par les islamistes de Boko Haram de 100 à 200 jeunes filles mi-avril dans le nord-est du pays, le 30 avril 2014 à Abuja (Philip Ojisua/AFP)
Manifestation de femmes au Nigeria pour dénoncer l’enlèvement par les islamistes de Boko Haram de 100 à 200 jeunes filles mi-avril dans le nord-est du pays, le 30 avril 2014 à Abuja (Philip Ojisua/AFP)

Le Nigeria, qui avait appelé Obama à l’aide dans sa campagne pour la libération des lycéennes enlevées le 14 avril, a accepté mardi la proposition américaine d’envoyer une équipe d’experts pour aider à retrouver des plus de 200 jeunes filles enlevées par groupe islamiste armé Boko Haram qui menace de les vendre et d’en faire des esclaves.

Le secrétaire d’État américain John Kerry s’est entretenu par téléphone mardi avec le président nigérian Goodluck Jonathan, lui assurant que les États-Unis étaient prêts à envoyer une équipe au Nigeria pour apporter de l’aide aux efforts déployés pour retrouver les jeunes filles, a déclaré ce mardi 6 mai la porte-parole du département d’État.

Le président nigérian pour sa part a accepté cette offre bien que les détails de l’opération restent encore à être précisés, a ajouté la porte-parole américaine Jennifer Psaki lors d’un point de presse.

La présidence nigériane a aussi ont confirmé par voie de communiqué que le président Goodluck Jonathan acceptait cette aide.

Outre des agents américains de sécurité pour collaborer avec leurs homologues nigérians dans le cadre des recherches, Washington a aussi proposé de mettre en place une équipe de coordination à l’ambassade américaine à Abuja. Cette équipe serait composée de personnel militaire américain, de responsables des forces de l’ordre et d’experts dans les situations d’enlèvements.

Dans une vidéo, Abubakar Shekau, le chef du groupe islamiste armé le groupe islamiste armé Boko Haram qui a revendiqué lundi l’enlèvement, affirme qu’il veut les «vendre» comme «esclaves» et les «marier» de force.

«J’ai enlevé vos filles», déclare le chef du groupe extrémiste, Abubakar Shekau, dans une vidéo de 57 minutes obtenue par l’AFP.

Il évoque les 276 lycéennes enlevées le 14 avril dans leur établissement scolaire de Chibok (nord-est), dans l’État de Borno, dont 223 sont toujours en captivité, 53 ayant réussi à s’enfuir, selon la police.

«Je vais les vendre sur le marché, au nom d’Allah», poursuit Abubakar Shekau. «Allah dit que je dois les vendre, elles sont à Lui».

Pour compliquer les choses, mardi, huit autres adolescentes ont été kidnappées dans le nord-est du Nigeria.

Goodluck Jonathan est soumis à une forte pression depuis l’enlèvement des jeunes adolescentes, quelques heures seulement après un attentat à la voiture piégée dans les faubourgs de la capitale. Abuja, revendiqué aussi par Boko Haram.

Depuis le rapt, des manifestations se sont déroulées au Nigeria et dans plusieurs pays, notamment à New York où des dizaines de Nigérians ont demandé que des actions plus conséquentes soient entreprises.

Déjà, samedi, le secrétaire d’État américain John Kerry avait promis que les États-Unis feraient tout ce qui est possible pour aider le Nigeria dans cette affaire.