Nigéria: une attaque de Boko Haram fait 300 morts

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Manifestation de femmes au Nigeria pour dénoncer l'enlèvement par les islamistes de Boko Haram de 100 à 200 jeunes filles mi-avril dans le nord-est du pays, le 30 avril 2014 à Abuja (Philip Ojisua/AFP)
Manifestation de femmes au Nigeria pour dénoncer l’enlèvement par les islamistes de Boko Haram de 100 à 200 jeunes filles mi-avril dans le nord-est du pays, le 30 avril 2014 à Abuja (Philip Ojisua/AFP)

L’attaque dirigée par les islamistes du Boko Haram, dans le nord-est du pays, a fait environ 300 morts selon Ahmed Zanna, sénateur dans la région. La localité se trouve dans l’État de Borno près de la frontière camerounaise et est considérée comme un fief historique de Boko Haram.

Selon les témoins de l’attaque, les miliciens islamistes sont arrivés dans des véhicules blindés et des fourgonnettes peints aux couleurs de la police et de l’armée. Les hommes armés ont brûlé le marché, le bureau des douanes, le commissariat de police et presque tous les magasins de la ville.

Le pays est en proie à une insurrection menée par Boko Haram depuis cinq ans qui a fait des milliers de morts à travers le pays. Depuis un an, le gouvernement a lancé une opération d’envergure afin d’écraser la rébellion et a eu recours à des milices privées, constituées de civils. Boko Haram s’est alors retourné contre la population, massacrant des villages entiers.

Rappelons que cette organisation, principalement basée au Nigéria a pour objectif d’instaurer la charia et que son nom signifie «L’éducation occidentale est un péché». Boko Haram qui est souvent qualifié de secte a prit naissance en 2002. Elle est à l’origine de l’enlèvement de plus de 200 lycéennes qui sont toujours introuvables.

Les États-Unis envoient des experts pour retrouver les lycéennes.

Le Nigéria a accepté la proposition américaine de l’envoi d’une équipe d’experts afin de retrouver les 200 lycéennes enlevées. Le président nigérian Goodluck Jonathan, qui s’était montré d’abord réticent à l’aide étrangère dans ce dossier, a finalement accepté l’offre américaine suite à un entretien téléphonique avec le secrétaire d’État américain, John Kerry.

Les détails de l’opération ne sont pas encore dévoilés, mais les américains avaient initialement proposé de mettre en place une équipe de coordination à leur ambassade à Abuja. Elle serait constituée de personnel militaire, de responsable des forces de l’ordre et d’experts en situation d’enlèvements.

La France, par l’entremise du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est dite également prête à aider les recherches afin de retrouver les adolescentes enlevées.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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