Opération Dignité, une opération pour prendre soin de nos frères d’armes (PHOTOS/VIDÉO)

0

Ils ont participé au débarquement de Normandie en juin 1944, ils ont survécu à la bataille de la colline 355 lors de la guerre de Corée, ils ont aidé des réfugiés dans des missions de paix ou bien ils ont combattu côte à côte avec des Américains, des Français, des Australiens et bien d’autres lors de la guerre en Afghanistan, ce sont nos vétérans des Forces armées canadiennes, et il est temps de prendre soin d’eux.

L’Hôpital Sainte-Anne, situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, sur l’île de Montréal, est actuellement le seul hôpital au Canada entièrement dédié aux soins des vétérans. Il offre des soins spécialisés de longue durée pour les vétérans «traditionnels» de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre de Corée, mais aussi des traitements pour des blessures physiques et psychologiques pour les vétérans de la «nouvelle génération».

La Fondation

Derrière l’Hôpital Sainte-Anne se trouve un organisme sans but lucratif qui épaule les programmes et services: la Fondation de l’Hôpital Sainte-Anne.

Ne recevant aucune subvention du gouvernement fédéral, la Fondation s’est donnée pour mission d’aider les vétérans et les militaires à «retrouver une qualité de vie et à certains de vivre les dernières années de leur vie dans la dignité et le confort qui sont à la hauteur des sacrifices qu’ils ont fait pour notre pays».

Michel Daoust, directeur de la Fondation de l’Hôpital Sainte-Anne, précise le rôle que joue l’organisme: «L’Hôpital Sainte-Anne offre d’excellents soins, de haute qualité, à nos vétérans de tous les âges. Mais, comme toute institution, il y a des limites à ce que ce que l’État peut offrir en terme de développement, et la Fondation à un rôle d’aller au-delà des soins […] pour contribuer à l’avancement de nouvelles technologies, des connaissances de la recherche, l’acquisition d’équipements, …»

L’Opération Dignité

Avec le vieillissement rapide de la population des vétérans traditionnels, qui ont désormais une moyenne d’âge de 92 ans, les besoins sont immédiats pour offrir de plus en plus de soins et de services liés à leur condition de santé physique et psychogériatrique. Avec la détérioration de leur état, ces vétérans sont dans la phase finale de leur vie et l’Opération Dignité a pour but de financer des équipements adaptés ainsi que des approches innovatrices permettant de répondre aux besoins de ces vétérans et de leurs familles.

Pour les vétérans de la nouvelle génération, les besoins sont urgents. La très grande majorité de celles et ceux qui viennent à l’hôpital ont combattu en Afghanistan ou dans des missions de maintien de la paix difficiles comme en Bosnie. Certains sont atteints de traumatismes liés au stress opérationnel et tombent également dans la dépression, l’alcoolisme, etc.

Le lieutenant-général (ret.) Michel Maisonneuve, président de l’Opération Dignité indiquait vendredi 30 mai que le taux de suicide et de maladies chroniques est «nettement plus élevé» chez les vétérans que dans la population canadienne en général.

Offrant de nombreux services, dont la seule clinique résidentielle de traitement des traumatismes liés au stress opérationnel au Canada, l’Hôpital, à travers l’Opération Dignité cherche désormais à développer des stratégies d’informations pour faciliter l’accès aux vétérans des services offerts à l’hôpital, développer la recherche de nouvelles technologies pour mettre sur pied des programmes d’intervention thérapeutiques…

Bref, les besoins sont criants et urgents. Nos anciens vétérans n’ont plus beaucoup de temps devant eux et nos nouveaux vétérans ont des problèmes physiques et psychologiques maintenant.

C’est pourquoi l’Opération Dignité a pour but de récolter 2,5 millions $.

«On a identifié les besoins de ces deux générations de vétérans et on s’est dit que le temps pressait, et on a donc monté cette Opération Dignité qui est une levée de fonds pour accompagner ces gens-là», nous a dit le major-général Frédéric Mariage, du comité directeur de l’opération.

Quelques témoignages

Rencontré dans les couloirs de l’hôpital, Jean Montpetit, ancien du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment, a quitté le monde l’armée il y a plus de 30 ans déjà, mais se souvient et n’oublie pas toutes les valeurs apprises. «On nous a inculqué à la dure des valeurs que j’ai toujours et que je ne pourrai jamais oublier».

«Ici, même si on se parle pas souvent, car on est quand même de deux générations différentes, on côtoie nous autres…et les bébés qui font quand même six pieds», nous raconte à la blague un vétéran qui a participé au débarquement de Normandie.

Charles Bussières, 92 ans, aviateur pendant de la Seconde Guerre mondiale, devait passer quelques mois à l’Hôpital Sainte-Anne, «ça fait presque six ans maintenant», dit-il en rigolant. «J’ai besoin de soins de A à Z, et de ce point de vue là [l’hôpital Sainte-Anne], c’est parfait!»

Gilbert Prévost, lui, est un artiste dans l’âme. Peintre, mais aussi photographe, il se réjouit des possibilités offertes à l’hôpital. «On est trois ou quatre à faire de la peinture ici. […] J’aime ça et je fais surtout des paysages avec de la peinture à l’huile».

 

45eNord.ca s’engage dans la levée de fonds de l’Opération Dignité afin d’aider à financer des programmes de soins pour les vétérans traditionnels et vétérans de la nouvelle génération. 45eNord.ca reversera L’INTÉGRALITÉ de vos dons à la Fondation de l’Hôpital Sainte-Anne.

Par la même occasion vous pouvez aussi en profiter pour verser un petit montant à 45eNord.ca pour que nous puissions poursuivre notre mission d’informer et d’aider. Vous pouvez le faire en un seul versement en précisant ce qui va à l’un et à l’autre ou, tout simplement en deux versements distincts. Cliquez ci-dessus pour faire un don.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

Les commentaires sont fermés.