Procès de l’ex imam Abou Hamza à New York: «COUPABLE!»

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Abou Hamza s'adresse à ses militants regroupés près de la mosquée de Finsbury Park, le 26 mars 2004 (Archives/Odd Andersen/AFP)
Abou Hamza s’adresse à ses militants regroupés près de la mosquée de Finsbury Park, le 26 mars 2004 (Archives/Odd Andersen/AFP)

«Coupable», tel est le verdict rendu lundi à New York par les jurés dans le procès du prêcheur radical britannique Abou Hamza.

Après quatre semaines de procès, les jurés ont délibéré moins de deux jours pour parvenir à ce verdict.

L’ancien imam de la mosquée londonienne de Finsbury Park, qui s’était défendu lui-même durant son procès, a ainsi été reconnu coupable des 11 chefs d’inculpation retenus contre lui et encourt la réclusion à perpétuité. Sa peine sera prononcée ultérieurement.

Les accusations portaient notamment sur complot et prise d’otages, pour avoir aidé les ravisseurs de 16 touristes occidentaux au Yémen en 1998, soutien terroriste en liaison avec un projet de camp d’entraînement au djihad en 1999 dans l’Oregon (nord-ouest des Etats-Unis) et était également accusé d’avoir envoyé des candidats au djihad en Afghanistan.

Âgé de 56 ans, borgne et amputé des deux avant-bras après une explosion accidentelle au Pakistan, Abou Hamza, (alias Mustafa Kamel Mustafa), avait rejeté toutes les accusations le visant tout en reconnaissant avoir eu parfois des termes très durs dans ses prêches et discours enflammés.

Il avait reconnu avoir fourni un téléphone satellitaire au groupe islamiste ayant enlevé les touristes occidentaux au Yémen, mais affirmé qu’il n’avait été mis au courant de leur enlèvement qu’après coup.

Il avait aussi affirmé qu’il avait jeté à la poubelle le fax dans lequel un jeune ayant fréquenté sa mosquée lui parlait d’un projet de camp d’entraînement au djihad dans l’Oregon en 1999. Et ajouté qu’il n’avait pas davantage su qu’un autre était parti en Afghanistan pour y combattre.

Tous ces faits étaient antérieurs aux attentats du 11-Septembre.

Le procureur Ian McGinley avait estimé la semaine dernière dans son réquisitoire final qu’il existait des preuves accablantes de sa culpabilité.

L’avocat de la défense Jeremy Schneider avait à l’inverse dénoncé des preuves à charge insignifiantes, estimant que son client était jugé sur ses déclarations et non sur des faits.

Le Britannique Richard Reid ou le Français Zacarias Moussaoui étaient notamment allés l’écouter, mais il a affirmé ne pas les connaître.

La mosquée a finalement été fermée en 2003 avant qu’Abou Hamza lui-même ne soit arrêté en 2004 à la demande des autorités américaines. Après sept ans de prison en Angleterre pour incitation au meurtre et à la haine raciale, il avait été extradé aux Etats-Unis en octobre 2012.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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