Syrie: Assad vogue vers sa réélection, Alep vers sa destruction

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Pendant qu'Assad vogue vers sa réélection, La pluie d'explosifs s'est encore abattu sur les quartiers rebelles de l'est d'Alep où plus de 40 personnes ont été tuées en 24 heures dans des raids du régime, rapporte ce mercredi 28 mai l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)
Pendant qu’Assad vogue vers sa réélection, La pluie d’explosifs s’est encore abattu sur les quartiers rebelles de l’est d’Alep où plus de 40 personnes ont été tuées en 24 heures dans des raids du régime, rapporte ce mercredi 28 mai l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH)

Pendant qu’Assad vogue vers sa réélection, La pluie d’explosifs s’est encore abattu sur les quartiers rebelles de l’est d’Alep où plus de 40 personnes ont été tuées en 24 heures dans des raids du régime, rapporte ce mercredi 28 mai l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Hier, mardi, l’aviation du régime Assad a lâché des barils d’explosifs contre Hay Qatané, Tariq al-Bab, Boustane al-Qasr, Bani Zeid, Mghayer et Lairamoun, faisant 22 morts, et aujourd’hui, mercredi, 21 autres personnes ont péri dans un nouveau bombardement contre Mghayer, toujours selon l’OSDH.

L’Observatoire syruen des droits de l’homme est un organisme indépendant basé en Grande-Bretagne, mais s’appuyant sur un vaste réseau de militants, médecins et travailleurs humanitaires sur le terrain, en Syrie.

Parmi les morts figurent neuf enfants et «Le bilan pourrait s’alourdir car beaucoup [de blessés]sont dans un état grave et parce qu’il y a certainement encore des corps sous les décombres», précise aussi l’OSDH.

Alep, ville-martyr et ancienne métropole économique du pays est divisée entre quartiers pro et anti-régime depuis l’été 2012.

Les quartiers rebelles de l’est d’Alep, subissent depuis la mi-décembre une offensive des forces du régime qui s’accompagne d’une pluie de barils d’explosifs largués par hélicoptères et qui a fait jusqu’à maintenant des centaines de morts.

Assad vogue vers sa réélection

Pendant ce temps, les régions sous contrôle du régime en Syrie s’apprêtent à réélire Bachar al-Assad qui vogue vers une victoire assurée alors que la guerre civile semble tourner à son avantage face à des rebelles qui se déchirent et une communauté internationale hésitante et divisée.

Assad est certain de l’emporter dans les régions tenues par l’armée dans la Syrie dévastée par plus de trois ans de conflit.

Aucun candidat de l’opposition en exil n’est en lice, pour ce qui est théoriquement la première présidentielle depuis plus de 50 ans en Syrie. Bachar et son père Hafez, qui a dirigé le pays d’une main de fer de 1970 à 2000, avaient été, non pas élus, mais plébiscités.

Encore une fois, les dés sont pipés. Selon les clauses approuvées par le Parlement le 14 mars, le futur président doit avoir vécu en Syrie de manière continue ces 10 dernières années, ce qui exclut de facto la plupart des ténors de l’opposition en exil.

En outre, tout candidat doit obtenir le soutien d’au moins 35 des 250 députés. Or comme le Parlement est acquis au régime, cela est pratiquement mission impossible.

Avec ces conditions qui rendent quasiment impossible la candidature d’un opposant de l’extérieur, et très difficile celle d’un opposant de l’intérieur, Assad est assuré de sa réélection.


Évacuation des blessés dans la nuit à Alep sous les bombardements (Aleppo Media Center)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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