Ukraine: la présidentielle au son des canons, encore sept morts dans l’Est, près de Donetsk

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Des soldats ukrainiens prennent position à un checkpoint près de Slaviansk en Ukraine le 3 mai 2014(Archives/Vasily Maximov/AFP)
Des soldats ukrainiens prennent position à un checkpoint près de Slaviansk en Ukraine le 3 mai 2014(Archives/Vasily Maximov/AFP)

Après la mort jeudi de 18 soldats ukrainiens, sept autres combattants ont été tués ce vendredi 23 mai dans des affrontements entre soldats ukrainiens et insurgés pro-russes près du village de Karlivka, au nord-ouest de Donetsk, un bastion des insurgés dans l’est de l’Ukraine, les violences dans l’Est ukrainien confirmant l’incapacité du nouveau pouvoir à Kiev à juguler l’insurrection à 48 heures de la présidentielle.

Il semble bien que la présidentielle ukrainienne se fera au son des canons.

Hier dix-huit soldats ukrainiens ont été tués à trois jours de la présidentielle qui doit donner aux autorités de Kiev la légitimité qui leur manque, le plus lourdes pertes de l’Armée ukrainienne depuis le début de l’opération militaire déclenché le mois dernier pour reprendre le contrôle de l’Est aux mains des insurgés prorusses.

Ces attaques interviennent à 48 heures d’une élection présidentielle cruciale pour l’avenir de l’Ukraine, après six mois d’une crise politique qui a plongé le pays au bord de la guerre civile et fait craindre maintenant son éclatement, Kiev et ses alliés occidentaux semblant tout miser sur le scrutin du 25 mais, alors que les «tables rondes» sous l’égide de l’OSCE, destinées à calmer les tensions, ont tourné jusqu’ici au dialogue de sourds.

Mais l’organisation de la présidentielle en Ukraine le 25 mai est loin d’être assurée et deux millions d’électeurs de l’Est rebelle pourraient bien en être privés, a mis en garde samedi dernier la Commission électorale qui a tiré la sonnette d’alarme, se disant incapable de préparer et d’organiser l’élection dans de nombreuses parties des régions de Donetsk et de Lougansk.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a néanmoins annoncé vendredi dans un geste d’apaisement avant le scrutin pourtant rejeté par insurgés pro-russes, qu’il respecterait quant à lui le «choix du peuple ukrainien» et travaillerait avec le chef de l’État élu.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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