Venezuela: démantèlement de camps de manifestants, un policier tué par balle à Caracas

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Un policier a été tué par balle jeudi 8 mai à Caracas au cours d'une manifestation contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro (Compte twitter/Rory Branker)
Un policier a été tué par balle jeudi 8 mai à Caracas au cours d’une manifestation contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro (Compte twitter/Rory Branker)

Deux policiers ont été atteints, dont un fatalement, jeudi 8 mai à Caracas au cours d’une manifestation contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, a annoncé un responsable de la police municipale.

Le policier qui est mort a été tué par balle, atteint au cou par un coup de feu, a déclaré le directeur de la police municipale de Polichacao (est), Yoryi Carvajal, ajoutant qu’un autre membre des forces de l’ordre avait aussi été blessé par balle.

Selon lui, les deux policiers ont été atteints au cours d’affrontements entre forces de l’ordre et opposants qui manifestaient contre le démantèlement dans la matinée de quatre camps installés depuis plus d’un mois par des contestataires dans l’est de la capitale.

On se peut s’empêcher de remarquer que les policiers atteints sont de la même génération que les contestataires étudiants.

Le policier décédé est Jorge Steven Colina Tovar, âgé de 26 ans seulement, et le deuxième policier atteint lui aussi par un projectile à la nuque, est Tony Orlando Gil, âgé, lui, de 25 ans.

Deux autres policiers ont également été blessés par des objets contondants, a aussi indiqué M. Carvajal.

Signe de la confusion et du stress qui règnent au Venezuela, il semble que le président Nicolas Maduro, au lieu de confirmer la mort du policier tué ce matin, a plutôt annoncé à la télévision officielle, erronément, la mort du Directeur de la police…qui venait d’annoncer ce matin même la mort du policier.

Depuis le 4 février, le Venezuela est le théâtre d’un mouvement de protestation étudiant relayé par l’opposition critiquant la politique du président socialiste Nicolas Maduro, héritier d’Hugo Chavez, mort en mars 2013. Les violences en marge des manifestations ont fait officiellement 41 morts et plus de 700 blessés.

Malgré ses plus importantes réserves de pétrole de la planète, qui lui rapportent 100 milliards de dollars par an, le pays subit depuis plusieurs mois une crise économique aiguë, combinant pénuries récurrentes et inflation croissante (plus de 60% par an).


Lors d’une d’une manifestation jeudi matin 8 mai, contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, un jeune vénézuélien brandit un exemplaire de la Constitution vénézuélienne (Vidéo/lapatillavisiòn)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion3 commentaires

  1. Appelons les choses comme elles le sont s'il vous plait, ce n'est pas un gouvernement socialiste, les idées défendues et l'application de celles-ci correspondent au communisme (nationalisation des terres, expropriations, culte de la personnalité, milices révolutionnaires, contrôle total de l'économie et des médias), persécutions politiques et renvoi des fonctionnaires publiques ne militant pas dans le partir du gouvernement, sachez que les partis appartenant à l'internationale socialiste sont dans l’opposition et non au gouvernement (malgré le fait que ce dernier, suivant les principes de propagande de Goebels, tente de faire passer l'opposition pour un conglomérat de "fachos de droite").

    Le fait que les pouvoirs législatifs exécutifs et judiciaires soient contrôlés par un même partit en fait par ailleurs une dictature communiste.

    Par ailleurs, n'oublions pas que outre les exactions commises par la police pendant les manifestations pendant lesquelles ils ont déjà tué plus de 30 étudiants, un des leaders de l'opposition est toujours prisonnier politique et l'ONG Human Rights Watch a documenté plus de 40 cas de torture sur plus de 100 personnes comprenant l’électrocution, passage à tabac, insultes et des tirs à bout portant de "perdigones" qui contrairement à ce qui est souvent dit ne sont pas des balles en caoutchouc mais des billes en fer (en tout cas ce n'était pas une balle en caoutchouc que l'on a du me retirer de la jambe).

    N'oublions pas non plus un des derniers cas en date qui montre bien le niveau de ce "gouvernement", l'étudiant de 22 ans atteint du syndrome d'asperger qui a été battu, humilié et à qui on a coupé les cheveux en le traitant d'homosexuel, arrêté devant chez lui alors qu'il ne faisait même pas partie des manifestations.

    La juge s'occupant de son cas qui aurais du le libérer de facto a estimé qu'il n'était sans doute pas atteint du syndrome d'asperger car elle ne comprenais pas comment l'étudiant pouvait "suivre des cours d'ingénieur informatique compte tenu de sa condition" (alors que cette maladie n'a rien a voir avec un manque d'intelligence, bien au contraire beaucoup des enfants atteints de cette maladie sont des génies, par exemple le jeune en question savait parler écrire multiplier et additionner à l'age de 3 ans). Il se passe des choses bien plus graves que la mort d'un policier de plus (juste pour info, depuis le début de l'année et juste dans la capitale, plus de 50 agents de police ont déjà été assassinés par des criminels).

    Les droits constitutionnels des Vénézueliens sont bafoués par un gouvernement illégitime, corrompu, à la bote des Castro, infiltré par le G2 Cubain et qui a tous les pouvoirs au Venezuela. Le résultat est là, on n'a pas d'huile, pas de médicaments, l'eau et l’électricité sont rationnés et la police militaire, la garde nationale et les milices terrorisent et torturent la population qui ose se plaindre.