Visite du Président français François Hollande en Géorgie

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Le Président français François Hollande, avec M. Giorgi Margvelachvili, président de la République de Géorgie, le 13 mai à Tbilissi (Présidence française)
Le Président français François Hollande, avec M. Giorgi Margvelachvili, président de la République de Géorgie, le 13 mai à Tbilissi (Présidence française)

Le président de la France, François Hollande, terminait mardi sa tournée de trois jours dans le Caucase où il s’est rendu en Azerbaïdjan, en Arménie et en Géorgie. En conférence de presse avec le président géorgien, Guiorgui Margvelachvili, M. Hollande est allé «marquer le soutien de la France à la Georgie».

L’ancienne république soviétique, dans le contexte ukrainien, tente d’accélérer le pas vers une adhésion européenne. La Georgie connait très bien le scénario des derniers mois en Crimée puisqu’elle a vécu des événements similaires avec la guerre en 2008 qui s’était soldée par l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, des régions prorusses.

Bien qu’un accord d’association avec l’UE soit sur le point d’être signé avec l’Union européenne, son adhésion à l’OTAN est loin d’être garantie. Le président français est demeuré vague sur cette question affirmant que «le rapport» entre la Géorgie et l’OTAN «doit être précisé» lors du sommet de l’Alliance, en septembre.

Contexte différent en Arménie

En Arménie, l’orientation de la politique étrangère avec l’Europe était très différente. Le pays étant «coincé» entre la Turquie et l’Azerbaïdjan qui sont en froid avec Erevan, le président Serge Sarkissian n’a pas eu d’autre choix que de se tourner vers Moscou en adhérant à l’Union douanière crée par les Russes.

Il assure ainsi au pays des hydrocarbures à des prix très compétitifs et une sécurité militaire dont le pays a besoin dans le contexte actuel.


Conférence de presse conjointe du président de la République française, François Hollande, avec M. Giorgi Margvelachvili, président de la République de Géorgie, à Tbilissi le 13 mai (Élysée)

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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