Al-Nosra et l’EIIL fusionnent à la frontière

Un djihadiste de l'EIIL a confirmé l'information sur Twitter et a posté une photo montrant un commandant égyptien du Front Al-Nosra avec un chef tchétchène de l'EIIL. (@AbuYazidMuawiya)
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Un djihadiste de l'EIIL a confirmé l'information sur Twitter et a posté une photo montrant un commandant égyptien du Front Al-Nosra avec un chef tchétchène de l'EIIL. (@AbuYazidMuawiya)
Un djihadiste de l’EIIL a confirmé l’information sur Twitter et a posté une photo montrant un commandant égyptien du Front Al-Nosra avec un chef tchétchène de l’EIIL. (@AbuYazidMuawiya)

Le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, et l’État islamique d’Irak et du Levant (EIIL) ont annoncé aujourd’hui la fusion des deux organisations à Boukamal, la principale localité à la frontière entre la Syrie et l’Irak.

Le Front al-Nosra «a prêté allégeance à l’EIIL dans la nuit de mardi à mercredi […] cet acte survient alors que l’EIIL progresse dans la province de Deir Ezzor. Ils sont rivaux, mais ce sont tous les deux des djihadistes et des extrémistes. Cette allégeance créera des tensions avec les autres groupes rebelles, y compris les islamistes qui contrôlaient la ville et ses environs», a précisé le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

L’information a été confirmée sur Twitter par un djihadiste de l’EIIL qui montre un commandant égyptien du Front Al-Nosra avec un chef tchétchène de l’EIIL.

Cette récente fusion ainsi que la progression de l’EIIL dans la province Deir Ezzor rapproche un peu plus le groupe ultra radical de son but qu’est la création d’un État islamiste à cheval entre la Syrie et l’Irak. M. Rahmane précise, cependant, que cette allégeance «créera des tensions avec les autres groupes rebelles, y compris les islamistes  » qui sont en désaccord avec les méthodes ultras violentes de l’EIIL.

Maliki refuse l’idée d’un gouvernement de salut national

Le premier ministre irakien chiite, Nouri al-Maliki, a refusé mercredi la création d’un gouvernement de salut national. Alors que les chefs tribaux sunnites ont demandé la mise en place d’un gouvernement ne tenant pas compte des résultats des législatives du 30 avril dernier qu’ils rejettent en bloc, M. Maliki croit que cela constituerait un coup d’État à l’encontre de la constitution irakienne.

Pendant ce temps, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, est arrivé à Bruxelles pour une réunion de l’OTAN où la question de l’Irak figure en tête de liste.