Ankara et Téhéran se promettent de coopérer pour mettre un terme aux conflits, notamment en Syrie

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Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran le 26 novembre 2013 (Atta Kenare/AFP)
Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran le 26 novembre 2013 (Atta Kenare/AFP)

Les présidents turc Abdullah Gül et iranien Hassan Rohani se sont engagés lundi à coopérer pour mettre un terme aux conflits qui agitent le Moyen-Orient, notamment en Syrie où ils s’opposent, afin de ramener la « stabilité » dans la région.

« Nous souhaitons tous les deux faire cesser les souffrances dans la région (…) nous sommes déterminés à y parvenir. Les efforts conjoints de la Turquie et de l’Iran peuvent apporter une contribution importante à cet effort », a déclaré M. Gül lors d’une conférence de presse concluant un entretien avec son homologue iranien.

« L’Iran et la Turquie, les deux plus importants pays de la région, sont déterminés à combattre l’extrémisme et le terrorisme », a renchéri M. Rohani.

« L’instabilité qui existe dans la région ne sert personne, ni dans la région, ni dans le monde. Nos deux pays ont accepté de travailler ensemble et de faire de leur mieux », a ajouté le chef de l’Etat iranien.

Evoquant plus précisément la situation en Syrie et en Egypte, M. Rohani a jugé « important que ces deux pays puissent bénéficier de la stabilité et de la sécurité, que le vote de leurs peuples soit respecté et qu’il soit mis un terme à la guerre, aux effusions de sang et aux tueries entre frères ».

Des relations qui se sont améliorées malgré les différences d’ordre politique

C’est lors de la 68e Assemblée générale de l’ONU à New York que Gül a exhorté Rohani à renforcer les liens diplomatiques entre l’Iran et la Turquie. Dans le même temps, les ministres turc et iranien des Affaires étrangères devraient se rencontrer aujourd’hui. Selon des sources diplomatiques, Gül a déclaré que l’élection de Rohani faisait entrer l’Iran dans une nouvelle ère.

Ces mêmes sources ont indiqué que le président turc et son homologue ont décidé de développer leurs relations bilatérales. Gül a noté que les messages positifs de Rohani mèneraient à une approche constructive vis-à-vis de l’Iran sur la scène internationale.

Hassan Rohani, ancien négociateur en chef du dossier nucléaire, est connu pour son approche nuancée, conciliante et réformiste. Les relations entre la Turquie et l’Iran se sont améliorées ces dernières années, même si les différences de politique des deux pays concernant la guerre civile en Syrie ont entraîné des tensions dans ces relations.

Alors que la Turquie appuie avec ferveur les forces de l’insurrection et de l’opposition soutenues également par les monarchies du Golfe et les puissances occidentales, cherchant à renverser le président syrien Bachar al-Assad, l’Iran estime que c’est l’axe de la résistance qui est visé dans la crise syrienne et s’est rangé du côté du pouvoir syrien.

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