Après les raids aériens sur Gaza des derniers jours, Israël est prêt à aller plus loin

Un avion de chasse de l'armée israélienne (Archives/AFP)
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Un avion de chasse de l'armée israélienne (Archives/AFP)
Un avion de chasse de l’armée israélienne (Archives/AFP)

Après les raids israéliens dans la nuit de samedi à dimanche après les tirs de roquettes venant de Gaza qui avait provoqué un incendie à Sderot, le premier ministre Benjamin Netanyahu s’est déclaré prêt à aller plus loin si nécessaire et à étendre encore davantage ces opérations sur Gaza.

En réponse aux tirs de roquettes sur Israël et pour empêcher de nouvelles attaques contre les citoyens israéliens, les forces israéliennes ont ciblé 3 sites d’activités terroristes et 3 rampes de lancement de roquettes au sud de la bande de Gaza, un site de fabrication d’armes et un site d’activités terroristes dans le centre et un site de fabrication d’armes dans le nord.

Le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de Tsahal pour la presse internationale, a déclaré pour sa part : «l’agression provenant de la bande de Gaza est inacceptable et ne sera pas tolérée. Les organisations terroristes de la bande de Gaza subiront les conséquences de cette agression. Tsahal continuera d’utiliser l’ensemble de ses capacités opérationnelles et de renseignements afin de lutter contre la menace et protéger les citoyens de l’État d’Israël.»

Ces raids font suite aux tirs de 12 roquettes vendredi et samedi sur le sud d’Israël par des groupes armés palestiniens à Gaza, des tirs qui ont provoqué samedi soir un incendie dans une usine de peinture à Sdérot dans le sud d’Israël, sans faire de victime.

En tout, 25 roquettes et obus de mortier ont été tirés de Gaza depuis deux semaines, selon l’armée, des tirs de roquettes qui ont systématiquement été suivis de raids nocturnes de l’armée israélienne en représailles.

La tension est montée à la frontière entre la bande de Gaza et Israël à la suite de l’enlèvement le 12 juin de trois jeunes Israéliens dans le sud de la Cisjordanie occupée, où l’armée israélienne a lancé une vaste opération pour les retrouver.

Le Shin Beth, le service de la sécurité intérieure israélien, a dévoilé jeudi les identités des deux principaux suspects, qui sont selon lui affiliés au Hamas qui contrôle sur le plan sécuritaire la bande de Gaza.

«Nous sommes prêts à étendre ces opérations [sur Gaza, ndlr] si besoin», a indiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche envisager de faire interdire la fraction la plus radicale du Mouvement islamique en Israël, basé à Nazareth et Oum al-Fahm (nord d’Israël) l’une des principales villes arabes d’Israël, et considéré comme proche du Hamas à qui Israël impute le récent enlèvement des trois jeunes Israéliens.

Vendredi, à l’occasion d’ une manifestation à Oum al-Fahm, pour dénoncer l’opération militaire lancée en Cisjordanie après l’enlèvement de trois jeunes Israéliens le 12 juin , des dirigeants arabes israéliens ont publiquement appelé à l’enlèvement de soldats.

La communauté des Arabes israéliens, descendants des 160.000 Palestiniens restés après la création d’Israël en 1948, compte aujourd’hui plus de 1,4 million de personnes, soit 20% de la population totale et la loyauté envers l’État d’Israël de plusieurs de ses membres n’est pas acquise.


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