Attentat contre le général dissident Khalifa Haftar

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Un manifestant brandit un portrait du général dissident Khalifa Haftar, lors d'une manifestation le 23 mai 2014 à Benghazi (Abdullah Doma/AFP)
Un manifestant brandit un portrait du général dissident Khalifa Haftar, lors d’une manifestation le 23 mai 2014 à Benghazi (Abdullah Doma/AFP)

Le général dissident, Khalifa Haftar, a échappé à un attentat suicide mercredi, dans l’est de la Libye. Il est devenu la bête noire des islamistes radicaux après avoir lancé l’opération «Dignité» le 16 mai dernier à Benghazi.

Le général Sagr Al-Jerouchi, «chef des opérations des forces aériennes» loyales au général dissident, a affirmé qu’un kamikaze a lancé sa voiture piégée contre l’un des quartiers généraux dans une villa près de Benghazi tuant trois gardes. Le porte-parole du général a immédiatement accusé des «groupes terroristes et extrémistes» d’avoir perpétré l’attentat.

Le général Haftar a été accusé de «tentative putschiste» par les autorités de transition qui peinent toujours à rétablir l’ordre dans le pays, trois ans après la chute du dictateur déchu, Muammar Kadhafi. Le pays est toujours déchiré entre deux gouvernements qui se disputent le pouvoir et ses différents groupes ethniques qui tentent de récolter les fruits de la révolution.

Depuis le début de l’offensive du général à la retraite de 71 ans, une centaine de personnes ont été tué dont 21 dans les derniers combats de lundi. Le principal groupe visé par le général Haftar est le groupe Ansar Asharia qui est classé «organisation terroriste» par les États-Unis. Il est notamment soupçonné d’être impliqué dans les attaques anti-occidentales, dont celle de septembre 2012, contre le consulat américain à Benghazi.

Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui n’a aucune implication prouvée pour l’instant a cependant appelé à combattre le général dissident. «Nous vous appelons à vous unir pour extirper le symbole de la traîtrise et de l’apostasie: Khalifa Haftar et les partisans de Kadhafi qui sont sous son commandement», a indiqué Aqmi dans un communiqué publié dimanche.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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