En route pour Québec à bord du BPC Mistral (PHOTOS/VIDÉO)

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Le BPC Mistral et le La Fayette arrivent à Québec. (Second maître Axel Manzano/Marine nationale)
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Sa seule présence en impose. Les plus de 200 soldats canadiens qui sont à bord sont impressionnés par sa taille et ses capacités. Bienvenue à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral sur lequel 45eNord.ca a passé quelques jours.

Vendredi 20 juin, 9h00: la dizaine de véhicules blindés légers de l’Armée canadienne embarqués à bord du navire montent dans des installations amphibies. Objectif: effectuer un débarquement sur les plages de Gaspésie.

«De mémoire, c’est la première fois qu’on effectue un exercice amphibie au Québec, lance d’emblée le lieutenant-colonel Patrick Robichaud, commandant du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment dont sont issus la majorité des troupes canadiennes déployées.

Une vingtaine d’ingénieurs du 5e Régiment de génie de combat et une quinzaine d’aviateurs du 430e escadron tactique d’hélicoptères sont venus compléter ce déploiement.

À bord du géant BPC Mistral (200 mètres de long, 32 mètres de large et 57 mètres de hauteur), le capitaine de vaisseau François-Xavier Polderman, commandant du navire, se réjouit de la venue des Canadiens à bord.

«Ça c’est très bien passé», affirme-t-il à 45eNord.ca depuis le pont d’envol qui peut accueillir six hélicoptères. «Nous avons posé trois hélicoptères Griffon [en plus des hélicoptères français] sur ce bateau et bien sûr il y a eu 200 soldats de l’Armée canadienne qui ont embarqué/débarqué du Mistral à plusieurs reprises. On a fait jouer la partie amphibie et aéromobilité, mais on a joué ça sur un thème tactique qui a fait objet de planification au niveau état major […] et nos deux états-majors ont utilisé nos locaux pour ça. Et comme c’était un exercice, nous avons simulé des blessures et ces pertes ont été ramené et traité à bord», explique le commandant.

Porte-hélicoptères, bâtiment amphibie, plateforme de commandement, navire hôpital, les capacités du BPC Mistral ne manquent donc pas et peuvent surprendre. Des 850m² de locaux modulaires qui peuvent accueillir 200 stations de travail d’un état-major français ou international, à l’hôpital comprenant deux blocs opératoires et 69 lits médicalisés, en passant par un hangar pouvant accueillir 110 véhicules blindés légers, les Canadiens embarqués sont surpris de la grandeur du bâtiment.

«On a été très bien accueilli ici, dit le major Victor Bertrand, commandant de la compagnie B du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment lors de l’exercice LION MISTRAL. Les chambres, on est bien logés, la nourriture est très bonne, le bateau à des facilités très intéressantes: gymnase pour s’entraîner, aires de repos… habiter sur le bateau s’est fait très aisément et je suis sûr que si vous posez la question à tout le personnel canadien, ils diraient qu’ils n’hésiteraient pas à rester quelques jours de plus».

Il en va de même pour le capitaine de vaisseau Polderman qui termine bientôt son commandement et qui nous confie qu’il quittera le navire à la fin de la mission «avec regrets».

En attendant, avec la frégate  légère furtive (FLF) La Fayette, le navire est à Québec jusqu’au 28 juin et prendra ensuite la direction de Saint-Pierre-et-Miquelon avant de rentrer vers sa mère patrie, de l’autre côté de l’Océan Atlantique.