Irak: branle-bas de combat, l’USS Mesa Verde avec 550 marines est arrivé dans le Golfe

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Un hélicoptère CH-53 Sea Stallion du groupe «Thunder Chickens» du Marine Medium Tiltrotor Squadron 263 (VMM-263) décolle du USS Mesa Verde pendant un exercice dans la zone d'opération de la 6e Flotte américaine (Archives/Petty Officer 2nd Class Josue L. Escobosa/US Navy)
Un hélicoptère CH-53 Sea Stallion du groupe «Thunder Chickens» du Marine Medium Tiltrotor Squadron 263 (VMM-263) décolle du USS Mesa Verde pendant un exercice dans la zone d’opération de la 6e Flotte américaine (Archives/Petty Officer 2nd Class Josue L. Escobosa/US Navy)

Branle-bas de combat pour l’Irak, après le porte-avions USS George H.W. Bush et son escorte, les États-Unis ont envoyé le navire américain USS Mesa Verde, avec 550 Marines et des avions-hélicoptères Osprey à son bord, qui est arrivé dans le Golfe pour pouvoir envoyer des renforts en cas d’évacuation de l’ambassade américaine à Bagdad, a annoncé ce lundi 16 juin le Pentagone.

«Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a ordonné au navire de transport amphibie USS Mesa Verde d’entrer dans le Golfe. Ce dernier a déjà franchi le détroit d’Ormuz», déclare le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, dans un communiqué.

Le USS Mesa Verde (LPD-19) est le troisième de la classe San Antonio, conçue pour déployer des forces terrestres sur des rives ennemies.

À bord de ces navires, il y a, typiquement, un escadron de quatre hélicoptères qui ont comme mission le transport de troupes et de l’équipement et des embarcations de débarquement (deux hydroglisseurs LCAC, ou 1 LCU, ou quatorze véhicules amphibies EFV).

C’est ainsi que le navire USS Mesa Verde est équipé d’un pont pouvant accueillir des hélicoptères et de plusieurs MV-22 Osprey, des appareils à rotors basculants capables de décoller comme un hélicoptère et d’avancer à la vitesse d’un avion.

Le USS Mesa Verde fait partie du «USS Bataan Amphibious Ready Group»,qui a quitté en février dernier Norfolk, Virginie, pour patrouiller dans la région.

Les 550 Marines embarqués à bord pourront participer le cas échéant à des opérations d’évacuation de l’ambassade américaine à Bagdad en cas d’aggravation de la situation, selon un responsable américain de la Défense.

«L’USS Mesa Verde est capable d’effectuer toute une variété d’opérations de réaction rapide et de réponse aux situations de crise», ajoute le contre-amiral Kirby.

Le navire a rejoint dans le Golfe le porte-avions USS George H.W. Bush qui dispose pour sa part à son bord de plus de 70 avions et hélicoptères. Le porte-avions est lui-même escorté du destroyer USS Truxtun et du croiseur USS Philippines Sea, tous deux équipés de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk.

Les options

Le président américain Barack Obama avait indiqué vendredi qu’il déciderait dans les jours à venir quelle attitude adopter face à l’avancée des jihadistes. Il avait précisé étudier «un éventail d’options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes» sans donner d’indications sur d’éventuelles frappes aériennes, réclamées par nombre d’élus républicains.

Affirmant que les États-Unis, qui se sont militairement retirés d’Irak fin 2011, étaient profondément attachés à l’intégrité territoriale du pays, le chef de la diplomatie américaine a confirmé pour sa part aujourd’hui que les États-Unis envisageaient, entre autres, des frappes de drones.

En outre, l’Iran s’est déclaré prêt à apporter une aide militaire face à l’offensive des jihadistes en Irak sans exclure une coopération avec les États-Unis et, aujourd’hui, les États-Unis se sont déclarés disposés à parler avec l’Iran.

«Je n’exclurais rien qui puisse être constructif», a déclaré le Secrétaire d’État américain à Yahoo News qui l’interrogeait sur une éventuelle coopération militaire avec l’Iran.

Pendant ce temps, des ambassades occidentales ont commencé à évacuer leur personnel de la capitale irakienne lundi en dépit des assurances de Bagdad affirmant avoir «repris l’initiative» face à l’avancée de jihadistes qui contrôlent désormais d’importants pans du territoire irakien.

Washington avait déjà annoncé pour sa part dimanche l’envoi d’un cinquantaine de Marines en renforts à leur ambassade en Irak et le déplacement de certains de leurs employés vers d’autres sites diplomatiques américains moins menacés par l’avancée des jihadistes.

En outre, L’État islamique en Irak et au Levant, l’EIIL, tristement réputé pour ses exactions en Syrie, a annoncé sur Twitter avoir massacré 1.700 chiites membres des forces de l’armée de l’air, une affirmation qui n’a pu être vérifiée de manière indépendante, mais qui a provoque un tollé international.