Irak: Obama ordonne le déploiement de 275 soldats pour protéger l’ambassade à Bagdad

Le président américain Barack Obama s'exprime sur l'Irak depuis les jardins de la Maison blanche le 13 juin 2014 (Nicholas Kamm/AFP)
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Le président américain Barack Obama s'exprime sur l'Irak depuis les jardins de la Maison blanche le 13 juin 2014 (Nicholas Kamm/AFP)
Le président américain Barack Obama s’exprime sur l’Irak depuis les jardins de la Maison blanche le 13 juin 2014 (Nicholas Kamm/AFP)

Le président Barack Obama a annoncé lundi 16 juin l’envoi de 275 militaires en Irak afin de protéger le personnel qui restera à l’ambassade à Bagdad et d’assurer la sécurité lors de la relocalisation d’une autre partie du personnel qui sera, elle, envoyée à Bassora, Erbil et à l’unité de support irakien à Amman, en Jordanie.

Ces militaires entrent en Irak avec le consentement du gouvernement de l’Irak, précise le communiqué de la présidence américaine.

L’ambassade américaine à Bagdad restera ainsi ouverte. «Une majorité substantielle de la présence ambassade américaine en Irak restera en place et l’ambassade sera entièrement équipé pour mener à bien sa mission de sécurité nationale», souligne la Maison Blanche, même si les rebelles sont aux portes de Bagdad.

Mais, pendant ce temps, d’autres ambassades occidentales ont commencé, elles, à évacuer leur personnel de la capitale irakienne dès lundi en dépit des assurances de Bagdad affirmant avoir «repris l’initiative» face à l’avancée de jihadistes qui contrôlent désormais d’importants pans du territoire irakien et qui ont tenté dans la nuit de lundi à mardi de s’emparer de Baqouba, à peine 60 km au nord-est de la capitale irakienne.

Par ailleurs, le secrétaire à la défense, Chuck Hagel, a ordonné plus tôt aujourd’hui le déploiement du navire de transport amphibie USS Mesa Verde dans le golfe Persique.

L’attaché de presse du Pentagone pour la Marine, le contre-amiral John Kirby, a affirmé que le navire avait traversé le détroit d’Ormuz et qu’il s’était joint aux autres unités navales déjà déployées, incluant le porte-avion USS George H.W. Bush, afin de donner au commandant en chef toutes les options possibles afin de protéger les citoyens américains et intérêts en Irak.

L’offensive éclair de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a pris de court les troupes irakiennes. En une semaine, les jihadistes ont pris le contrôle de la deuxième ville d’Irak, Mossoul, d’une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d’autres secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala (est) et Kirkouk (nord).

La situation est telle que les États-Unis envisagent des frappes aériennes grâce à des avions de combat ou des drones, un renforcement de l’aide au gouvernement irakien ou encore une coopération avec l’Iran afin d’aider l’Irak à échapper au péril jihadiste. Le président américain, qui examine soigneusement toutes les options, rencontrait à cet effet son Conseil de sécurité nationale (NSC).

Pendant ce temps, le «Djihadistan» continue de grandir en se nourrissant des morceaux de territoires arrachés à la Syrie et à l’Irak et les rebelles sont aujourd’hui aux portes de Bagdad.