Jeunes garçons enlevés: Israël dévoile l’identité des ravisseurs, tous deux membres du Hamas

Pour les forces de sécurité israéliennes, il ne fait aucun doute que les ravisseurs des trois jeunes garçons, le 12 jui, sont du Hamas, comme l'était ceux du soldat Gilad Shalit, il y a huit ans (Tsahal)
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Pour les forces de sécurité israéliennes, il ne fait aucun doute que les ravisseurs des trois jeunes garçons, le 12 jui, sont du Hamas, comme l'était ceux du soldat Gilad Shalit, il y a huit ans (Tsahal)
Pour les forces de sécurité israéliennes, il ne fait aucun doute que les ravisseurs des trois jeunes garçons, le 12 juin, sont du Hamas, comme l’était ceux du soldat Gilad Shalit, il y a huit ans. (Tsahal)

Le Shin Beth, le service de la sécurité intérieure israélien, a dévoilé jeudi soir 26 juin les identités des deux principaux suspects de l’enlèvement de trois jeunes Israéliens le 12 juin en Cisjordanie, et, pour lui, il ne fait aucun doute que les ravisseurs des trois jeunes garçons sont du Hamas, comme l’était ceux du soldat Gilad Shalit, il y a huit ans.

Dimanche, le Premier ministre israélien avait affirmé qu’il a la preuve de l’implication du Hamas dans le rapt et annonce qu’il la rendrait bientôt publique.

Les deux principaux terroristes impliqués dans l’enlèvement sont Marouane Kawasmeh et Amer Abou Eisheh, membres du Hamas à Hébron, qui sont recherchés par le Shin Beth et l’armée israélienne, indique un communiqué de l’agence de sécurité intérieure israélienne.

Ces deux hommes ont déjà purgé dans le passé des peines de prison en Israël pour leur participation à des activités terroristes pour le compte du Hamas, le mouvement islamiste palestinien, ajoute le communiqué.

Le Shin Beth précise que tous les autres éléments de l’enquête restent sous le coup de la censure militaire.

Pour l’agence de sécurité intérieure et l’armée israélienne, le doute n’est plus permis «Depuis janvier 2013, Tsahal et l’Agence de Sécurité Israélienne (plus communément appelée Shin Beth) ont déjoué 64 tentatives d’enlèvement dont la grande majorité ont été mises en œuvre par le Hamas. Il y a 8 ans jour pour jour, c’était le soldat Gilad Shalit qui tombait entre les mains de ravisseurs. Le Hamas l’a retenu captif pendant cinq longues années jusqu’à sa libération en 2011 en échange de 1027 terroristes emprisonnés en Israël. Il y a quelques jours, c’était Eyal, Gilad et Naftali», écrit l’armée israélienne sur son site.

Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part exigé à nouveau du président palestinien Mahmoud Abbas qu’il mette fin à l’accord avec le Hamas, une organisation terroriste qui kidnappe des jeunes et appelle à la destruction de l’État d’Israël.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dirigée par M. Abbas, a signé le 23 avril à Gaza un accord de réconciliation avec le Hamas qui a abouti le 2 juin à la formation d’un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes.

Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, a assuré que la direction politique du mouvement n’avait aucune information sur le rapt, mais a dit soutenir tout acte de résistance contre l’occupation israélienne, qui doit payer pour sa tyrannie.

Les trois étudiants d’écoles religieuses juives ont disparu il y a exactement deux semaines alors qu’ils faisaient de l’auto-stop près du Goush Etzion, un bloc de colonies en Cisjordanie occupée, situé entre les villes palestiniennes de Bethléem et Hébron.

Le Cabinet de sécurité israélien, un forum de ministres en charge des questions stratégiques, a pris la décision mercredi de poursuivre les opérations massives menées en Cisjordanie pour retrouver les trois jeunes hommes, le plus important déploiement de soldats en Cisjordanie depuis une dizaine d’années.

Les recherches se concentrent dans la région d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.Depuis le début de cette campagne, l’armée israélienne a arrêté 381 Palestiniens, dont les deux tiers sont des membres du Hamas. En outre, cinq Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne en Cisjordanie depuis le début de cette opération baptisée «Gardien de nos frères».