L’Aviation royale canadienne a participé à l’arraisonnement international d’un navire chinois

Des membres du 407e Escadron de patrouille à longue portée et un agent de Pêches et Océans Canada se tiennent à côté d’un CP-140 Aurora à leur retour à la 19e Escadre Comox en Colombie-Britannique, à la suite de la conclusion réussie de l’Opération Driftnet 2014 (Caporal Pierre Létourneau/FAC)
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Des membres du 407e Escadron de patrouille à longue portée et un agent de Pêches et Océans Canada se tiennent à côté d’un CP-140 Aurora à leur retour à la 19e Escadre Comox en Colombie-Britannique, à la suite de la conclusion réussie de l’Opération Driftnet 2014 (Caporal Pierre Létourneau/FAC)
Des membres du 407e Escadron de patrouille à longue portée et un agent de Pêches et Océans Canada se tiennent à côté d’un CP-140 Aurora à leur retour à la 19e Escadre Comox en Colombie-Britannique, à la suite de la conclusion réussie de l’Opération Driftnet 2014 (Caporal Pierre Létourneau/FAC)

L’Aviation royale canadienne a participé à l’arraisonnement international d’un navire chinois dans la lutte contre la pêche illégale lors d’un balayage de deux semaines dans le nord de l’océan Pacifique dans le cadre de l’opération DRIFNET, lequel a permis la saisie d’un navire soupçonné d’infraction au règlement international sur les pêches.

Le navire battant pavillon chinois aurait utilisé un filet dérivant illégal. À bord, les agents ont découvert entre 900 et 1 200 lb (env. 400 à 550 kg) de saumon, un poisson dont la pêche est interdite dans ce secteur. Le navire est soupçonné de graves infractions internationales et nationales en matière de pêches.

«L’arraisonnement du navire a été le résultat d’un effort international conjoint réussi, dont l’Opération HIGH SEAS DRIFNET 2014, une initiative canadienne de surveillance de l’océan Pacifique Nord visant à trouver des preuves de l’utilisation de filets dérivants en haute mer et d’autres activités de pêche illégales à l’aide de patrouilles marines et aériennes permanentes, ainsi qu’à l’aide d’une technologie d’imagerie par satellite avancée, dont le Radarsat-2 du Canada», dit le communiqué de la Défense annonçant cette opération.

On a notamment fait appel lors de cette opération à un aéronef de patrouille à longue portée CP-140 Aurora de l’Aviation royale canadienne, du 407e Escadron de patrouille à longue portée qui est basé à la 19e Escadre Comox en Colombie-Britannique.

«J’aimerais féliciter l’équipage du CP-140 pour son dur travail et son dévouement dans l’Opération HIGH SEAS DRIFNET 2014, laquelle a mené à cette interception extrêmement réussie. L’Opération DRIFNET est une composante importante de la contribution du Canada à la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord. Le ministère de la Défense nationale est fier de participer à cette approche de collaboration pour protéger les intérêts canadiens», a déclaré le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson.

La patrouille assurée par le Canada en 2014 a été coordonnée par des agents de conservation canadiens de la Colombie-Britannique postés à Hakodate, au Japon, avec l’appui de la Garde côtière des États-Unis de Juneau, en Alaska, et en collaboration avec des spécialistes de Pêches et Océans Canada et des Forces canadiennes par le Commandement des opérations interarmées canadiennes et ses éléments de soutien.

Le navire a été saisi par les autorités chinoises, qui participaient aux efforts en vue de capturer le navire, et une enquête complète sera menée quand le navire arrivera en Chine, afin de déterminer les accusations précises qui seront déposées.

En 1992, les Nations Unies ont interdit l’utilisation des filets dérivants en raison des graves dommages qu’ils causent à nos océans et aux espèces capturées et le Canada continue de jouer un rôle de premier plan à l’appui de la durabilité des pêches mondiales, entre autres en tentant d’éradiquer les activités de pêche INN dans le nord de l’océan Pacifique.