Le grand ayatollah Sistani appelle à un nouveau gouvernement

Les forces de sécurité irakiennes vérifient l'identité d'un homme à l'entrée d'un bureau de vote de Kirkouk, le 30 avril 2014 (Marwan Ibrahim/AFP)
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Les forces de sécurité irakiennes vérifient l'identité d'un homme à l'entrée d'un bureau de vote de Kirkouk, le 30 avril 2014 (Marwan Ibrahim/AFP)
Les forces de sécurité irakiennes vérifient l’identité d’un homme à l’entrée d’un bureau de vote de Kirkouk, le 30 avril 2014 (Marwan Ibrahim/AFP)

Le chef religieux chiite, l’ayatollah Ali Al-Sistani, a appelé vendredi à la formation d’un nouveau gouvernement en Irak «qui devra éviter les erreurs du passé», alors que les insurgés sunnites se trouvent à 60 kilomètres au nord de Bagdad.

«Le tribunal fédéral a ratifié les résultats des élections, et la Constitution fixe un calendrier pour la réunion du nouveau Parlement afin de choisir un président du Parlement, un président et un premier ministre et de former un nouveau gouvernement», a déclaré le représentant de l’ayatollah, Ahmed Al-Saafi. «Il est très important que ce calendrier soit respecté.»

Par l’entremise de son porte-parole, le leader chiite a critiqué à mots couverts le premier ministre Nouri al-Maliki. Il a demandé que le Parlement issu des législatives du 30 avril se réunisse afin d’engager le processus d’un nouveau gouvernement. Selon la constitution irakienne, le nouveau Parlement doit se réunir dans les quinze jours qui suivent la ratification des résultats.

Le président américain, Barack Obama, a invité M. Maliki, qui est accusé par plusieurs d’avoir exclut les sunnites du pouvoir, à une plus grande ouverture aux sunnites et aux Kurdes. L’intransigeance du chef d’État irakien est fréquemment pointée du doigt comme étant la source de la situation chaotique du pays en ce moment.

Sur le terrain, 34 membres des forces de sécurité ont été tués vendredi à Al-Qaïm, localité située à la frontière syrienne. Les insurgés n’ont pas encore été identifiés, mais selon des officiers de l’armée irakienne, il s’agit de membres de l’Armée syrienne libre (ASL) et du Front al-Nosra.