Libye: au moins 16 morts dans des heurts à Benghazi entre islamistes et forces du général Haftar

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Le général dissident Khalifa Haftar (WikiCommons)
Le général dissident Khalifa Haftar (WikiCommons)

Des affrontements qui ont oppisé ce lundi 2 juin les forces du général dissident Khalifa Haftar à des groupes islamistes à Benghazi, dans l’est libyen, faisant au moins 16 morts, deux semaines après l’offensive lancée par le général qui veut «purger» le pays des milices islamistes.

Après la chute de Mouamar Khadafi, en 2001, le gouvernement central libyen n’est jamais parvenu à établir son autorité sir le pays en proie à l’instabilité et, le 24 mai, de milliers de Libyens en ont eu assz et ont manifesté leur soutien la campagne du général Haftar contre les groupes islamistes sur fond d’une profonde crise dans le pays où les nombreuses milices font la loi.

«Oui à l’armée, oui à la police», «Non aux milices, la Libye ne sera pas un nouvel Afghanistan», proclamaient les banderoles.

Aujourd’hui, lundi 2 juin, les heurts ont fait au moins 16 morts, dont 11 militaires, et 26 blessés, selon un bilan fourni par deux hôpitaux de la ville.

Il s’agit des affrontements les plus violents depuis ceux du 16 mai lorsque le général Haftar avait lancé sa campagne, intitulée «Dignité», pour éradiquer, selon lui, les «groupes terroristes» dans l’Est, faisant au moins 76 morts.

La semaine suivante, une unité d’élite de l’armée libyenne à Benghazi ainsi que des officiers de l’armée de l’air et des brigades de police et de l’armée avaient annoncé leur ralliement à la force paramilitaire du général de 71 ans accusé de tentative de coup d’État.

Aujourd’hui, plusieurs heures après le début des combats, les autorités libyennes n’avaient pas encore réagi.

Le colonel Saad Al-Werfelli, commandant de la base aérienne de Benghazi et loyal au général dissident, a précisé que les combats ont éclaté après une attaque à l’arme lourde lancée par des groupes islamistes, dont Ansar Asharia, contre un camp militaire de l’armée libyenne.

Ces groupes radicaux ont bombardé tôt lundi le camp 21, cernant les soldats qui y étaient et faisant des morts et des blessés, a poursuivi le colonel Al-Werfelli. Ce camp appartient aux unités d’élite de l’armée libyenne à Benghazi qui avaient apporté leur appui au général Haftar,

Des forces de l’armée de l’air loyales au général dissident sont venues à la rescousse et ont mené des raids aériens contre les assaillants, a ajouté cet officier.

Le général Haftar, 71 ans, qui affirme avoir un « mandat » du peuple libyen pour combattre le « terrorisme », a proclamé dans un message récent qu’il n’y aurait pas de retour en arrière dans son offensive.

Pour le moment, depuis le lancement de cette opération le 16 mai, les forces de Haftar se sont contentées de mener des raids aériens éclairs sur des positions d’islamistes, suivis par des trêves dans les opérations, mais le général Haftar, qui affirme avoir un «mandat» du peuple libyen pour combattre le «terrorisme», a proclamé dans un message récent qu’il n’y aurait pas de retour en arrière dans son offensive.

*Avec AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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