Mort d’un jeune arabe israélien sur le plateau du Golan, Israël riposte par des tirs de missiles

Un soldat israélien monte la garde sur le plateau du Golan. (Archives/IDF/juillet 2008)
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Un soldat israélien monte la garde sur le plateau du Golan. (Archives/IDF/juillet 2008)
Un soldat israélien monte la garde sur le plateau du Golan. (Archives/IDF/juillet 2008)

L’aviation israélienne a riposté dans la nuit de dimanche à lundi par des tirs de missiles sur des positions syriennes après qu’un jeune adolescent arabe israélien de 13 ans, Mohammed Karaka, a été tué dans la matinée, dans le plus grave incident armé sur la partie du plateau occupée par Israël depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011.
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Mise à jour au 23/06/2014 à 12h13

Une dizaine de soldats syriens ont été tués dans les raids de l’aviation israélienne dans la nuit de dimanche à lundi, affirme de son côté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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Le garçon a trouvé la mort dans l’explosion d’un véhicule à bord duquel se trouvaient aussi son père et un autre homme, deux contractuels du ministère israélien de la Défense qui ont été blessés, selon l’armée et le ministère.

Le passage de Qouneitra (IDF)
L’explosion a eu lieu au sud du point de passage de Qouneitra, dans le centre du plateau du Golan.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé que des combats étaient alors en cours depuis la nuit entre l’armée syrienne et les rebelles dans ce secteur frontalier, ajoutant que les forces du régime bombardaient des villages du sud de la province de Qouneitra.

L’armée a évoqué «une attaque intentionnelle» contre un véhicule civil par des forces en Syrie et, dans un premier temps, selon un porte-parole, des chars israéliens ont riposté contre des positions de l’armée syrienne sans faire état de victime.

«C’est l’incident le plus sérieux à la frontière avec la Syrie depuis le début de la guerre civile», a déclaré le porte-parole de l’armée, Peter Lerner, en confirmant qu’il s’agissait du premier Israélien tué.

Selon lui, l’attaque était délibérée, «pas des balles perdues», et la cible était un véhicule qui livrait de l’eau.

Des sources militaires ont pour leur part indiqué que le véhicule qui appartenait au ministère de la Défense et était engagé dans le cadre de la construction d’un mur qu’Israël érige au Golan.

Les sources sécuritaires citées par la radio publique israélienne ont clairement indiqué que le projectile avait été tiré samedi par l’armée syrienne.

Riposte israélienne

L’aviation israélienne a lancé des attaques sur neuf positions militaires syriennes dans le Golan dimanche soir, en réponse à l’attaque de missiles plus tôt dans la journée de dimanche qui a tué le jeune garçon de 13 ans du côté israélien de la frontière.

L’armée israélienne a déclaré que les objectifs appartenaient à l’armée syrienne du président Bachar al-Assad, et notamment les postes de commandement et les positions de tir. L’armée a confirmé des tirs directs sur les cibles. Des missiles de haute précision sol-sol Spike (Tamuz) missiles ont également été utilisés dans l’attaque.

Les attaques ont été lancées peu après minuit, heure locale, dans la nuit de dimanche à lundi, quand les chasseurs de l’Aviation israélienne ont tiré des missiles sur les positions de l’armée syrienne dans la partie syrienne du Golan.

Des sources de l’opposition syrienne ont confirmé de leur côté, selon ce que rapporte la presse israélienne, qu’il y avait eu trois attaques sur les positions de l’armée syrienne. Ils ont dit que le siège de la 90e Division de la Syrie, qui est en poste à Quneitra, a également été attaqué.

En mars, l’armée de l’air israélienne avait bombardé des positions de l’armée syrienne quelques heures après l’explosion d’une bombe ayant blessé quatre soldats israéliens sur le Golan.

Le raid aérien avait marqué la plus grave escalade sur la ligne de cessez-le-feu avec la Syrie depuis la guerre de 1973, et le ministère de la Défense avait prévenu Damas qu’il payerait «le prix fort» s’il laissait des miliciens nuire à l’État hébreu.

En 2013, plusieurs sources ont fait état d’une série de raids israéliens contre des cibles syriennes et du Hezbollah chiite libanais, mais Israël ne les a jamais officiellement reconnus.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie et occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan qu’il a annexés, même si cette décision n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 du plateau restent sous contrôle syrien.

La situation à la frontière israélo-syrienne est tendue depuis l’éruption du conflit en Syrie en 2011, mais les incidents sont restés mineurs, avec quelques tirs à l’arme légère ou au mortier auxquels l’armée israélienne a souvent répliqué.


Selon les autorités israéliennes, l’escalade de la violence en Syrie menace de plus en plus Israël. Ici une attaque le mois dernier de l’armée syrienne sur Nawa, en Syrie, non loin de la frontière (Vidéo amateur fournie par l’armée israélienne)