Nigeria: une arrestation après l’attentat meurtrier dans un stade après un match de foot

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La cité universitaire à Mubi au nord-est du Nigeria, où une attaque avait fait 40 morts parmi les étudiants le 5 octobre 2012 (Archives/Pius Utomi Ekpei/AFP)
La cité universitaire à Mubi au nord-est du Nigeria, où une attaque avait fait 40 morts parmi les étudiants le 5 octobre 2012 (Archives/Pius Utomi Ekpei/AFP)

L’armée nigériane a annoncé ce lundi 2 juin avoir arrêté un suspect en lien avec l’attentat à la bombe qui a fait au moins 40 morts dimanche après un match de football dans le nord-est du Nigeria.

Plus de quarante personnes ont été tuées dimanche soir dans l’explosion d’une bombe qui visait des supporteurs venus assister à un match de football à Mubi, attentat dont on soupçonne le groupe terroriste Boko Haram d’être l’auteur.

«Un suspect-clé dans l’attentat terroriste à la bombe qui a touché la communauté de Kabang, à Mubi, dans l’État d’Adamawa […] a été arrêté par les soldats qui ont bouclé la zone » suite à l’explosion, a déclaré le porte-parole des armées, Chris Olukolade, à la presse.

Un officier de police sur place, une infirmière de l’hôpital où ont été transportées les victimes et des habitants, cités par l’Agence France-Presse, qu’au moins 40 personnes avaient été tuées dans cet attentat, survenu dimanche vers 18h30 (heure locale), bien que l’armée et les autorités de l’Etat d’Adamawa aient donné un bilan bien inférieur, parlant plutôt de 18 morts.

La bombe a explosé sur le terrain, au moment où les spectateurs le traversaient après le coup de sifflet final et, selon un témoin, «Des femmes et des enfants ont été pris dans l’explosion»

L’attentat de Mubi n’a pas été revendiqué pour l’instant, mais le groupe islamiste Boko Haram a été immédiatement suspecté.

Adamawa est un des trois Etats du Nord-Est où a été instauré l’état d’urgence en mai 2013, dans le but de mettre fin à l’insurrection islamiste qui a fait des milliers de morts depuis 2009.

Adamawa est un des trois Etats du Nord-Est où a été instauré l’état d’urgence en mai 2013, dans le but de mettre fin à l’insurrection islamiste qui a fait des milliers de morts depuis 2009..Toutefois, l’est du Nigeria est aussi le théâtre d’autres violences intercommunautaires non liées à Boko Haram.

*Avec AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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