Présence militaire canadienne permanente en Europe de l’Est: pas de décision avant le prochain sommet de l’OTAN

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Le Premier ministre canadien Stephen Harper, à la Chambre des Communes, à Ottawa. (Archives/PMO)
Le Premier ministre canadien Stephen Harper, à la Chambre des Communes, à Ottawa. (Archives/PMO)

Alors qu’il était en France pour prendre part aux cérémonies commémoratives du 70e anniversaire du Débarquement de Normandie et de la Bataille de Normandie qui a suivi, le Premier ministre canadien Stephen Harper a indiqué lors d’une interview qu’il réfléchissait à «l’après-Crimée».

«Évidemment, dire que nos alliés de l’Est sont alarmés par ce qui se passe en Ukraine est un euphémisme. Pour être franc, ils sont tout à fait hors d’eux et évidemment très, très inquiets. Et donc évidemment nous dialoguons avec les Polonais et les autres sur ce que nous pouvons faire en tant qu’alliés de l’OTAN pour [les]rassurer sur une base continue, et c’est quelque chose que nous étudions en ce moment avec nos alliés et bien évidemment quelque chose que nous allons discuter au Pays de Galles en septembre [lors du prochain Sommet de l’OTAN]», a dit le Premier ministre lors d’une interview accordée à Global News.

Début mai dernier, lors d’une conférence de presse commune entre le général canadien Lawson, chef d’état-major de la Défense et le général américain Breedlove, commandant suprême de l’OTAN, ce dernier avait indiqué «considérer» une présence permanente de soldats en Europe de l’Est. «Nous allons amener cette discussion aux dirigeants de nos nations et voir où cela nous mènera», avait-il dit.

Poutine

Le premier ministre Stephen Harper affirme également que le président russe Vladimir Poutine est un «nationaliste extrémiste» et un «impérialiste» qui menace la paix mondiale et la sécurité.

Se refusant à comparer l’invasion de la Crimée par la Russie à l’occupation des Sudètes par l’Allemagne nazie, M. Harper pense que «Vladimir Poutine est un individu croyant fermement qu’il a le droit et la capacité d’envahir un autre pays», et de modifier des frontières «par la force militaire».

Si ce «n’est pas comparable à Hitler», le comportement du président russe est «très inquiétant».

M. Harper dit également ne pas être gêné d’être le seul à employer un ton si ferme envers l’homme fort du Kremlin.

Expliquant la politique étrangère de son gouvernement à travers la «doctrine Harper», le Premier ministre estime que le rôle premier du Canada est de «protéger les valeurs et les intérêts des Canadiens dans le monde et nous savons que nous ne pouvons pas faire tout nous-mêmes». En tout état de cause et bien conscient de cela, M. Harper a confié ne pas avoir «peur de prendre des positions qui peuvent nous éloigner des autres de temps en temps, mais nous le faisons parce que nous croyons que nous travaillons non seulement pour les Canadiens, mais pour des objectifs plus larges de la population canadienne que nous partageons avec nos congénères».

Le Premier ministre Harper a obtenu le soutien du premier ministre de l’Australie, Tony Abbott, qui est arrivé à Ottawa dimanche pour sa première visite officielle. M. Abbott a qualifié les propos de M. Harper à l’endroit de Vladimir Poutine, de «très francs et de tout à fait appropriés».

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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