Rafale: la proposition que le Canada «ne peut refuser»

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Une analyse d’Yves Pagot (Professeur associé à l’institut ParisTech, réserviste au sein de l’armée de l’air, rédacteur pour le site Portail aviation) et Bruno Etchénic (informaticien, journaliste pour la revue Air Fan, administrateur et rédacteur du site Portail Aviation).

En vue de remplacer la flotte vieillissante de CF-188 Hornet, le gouvernement Harper s’est lancé, en dehors de toute compétition, dans un partenariat avec les Etats Unis d’Amérique afin d’acquérir l’avion F-35 Lightning II. Au milieu des années 2000, ce programme avait tout pour plaire : Un avion à tout faire doté des dernières technologies, très discret face aux moyens de détections adverses (« furtif »), mais malgré tout économique à l’achat grâce à l’effet de production en grande série. Dernier avantage et non des moindres, Lockheed Martin promettait une participation industrielle intéressante. À l’image de ce qu’était devenu le F-16 en son temps… Mais en mieux.

C’était sans compter sur le dérapage incontrôlé du plus ambitieux programme militaire de tous les temps. Retards et surcoûts à répétition, associés à des spécifications revues à la baisse et des errements techniques d’une ampleur jamais constatée dans un programme militaire. En effet, l’industrialisation de l’avion a été lancée très (trop ?) tôt et les ingénieurs n’avaient pas prévu d’avoir à faire face à autant de problèmes de conception. A tel point que les modifications à apporter à la centaine d’avions déjà produits, pourtant à une cadence réduite, n’arrive pas à suivre le rythme de fabrication. Le tout à un coût unitaire astronomique, de l’ordre de 181M$ (chiffres 2013)pour le F-35A.

Alors que dans le monde entier, les critiques, factuelles, se montraient de jour en jour plus pressantes, le gouvernement Canadien semblait s’être enfermé dans un certain mutisme (autisme ?), promettant toujours officiellement, et en dehors de tout bons sens, que le Canada pourrait obtenir ses F-35 pour un prix compris dans une fourchette (un râteau ?) compris en 6 et 9 milliards de dollars canadiens. Face à la pression exercée par des parlementaires, légitimement inquiets, le gouvernement Canadien décidera en 2012 de geler sa participation au programme F-35, le temps de lancer plusieurs audits qui révèleront que les coûts ont été largement sous-estimés, dans des proportions telles que la sincérité des informations délivrées par le ministre de la Défense Peter MacKay a été mise en doute.

Compétition or not compétition ?

Après que la société privée KPMG fut chargée par le gouvernement d’étudier le véritable coût du programme et révéla l’ampleur du désastre, une demande d’engagement de l’industrie (RFI,Request for Information selon les termes d’usage) fut envoyée à Lockheed Martin (F-35), Boeing (F-18 E/F Super Hornet), Eurofighter (Typhoon II), Dassault Aviation (Rafale) et Saab (Gripen). La demande portait sur trois volets bien distincts : les capacités opérationnelles de l’avion, le prix, et les retombées économiques.

Si une mise en concurrence semble logique pour qui voudrait acquérir un équipement dans de meilleures conditions, Lockheed Martin s’y est récemment ouvertement opposé via un communiqué du président de sa branche Canadienne, par ailleurs ancien général de la Royal Canadian Air Force. Ses arguments, bien que sortis de leur contexte semblent très spécieux :

-l’avion serait tellement supérieur techniquement sur tous les points à ses concurrents potentiels que toute compétition serait inutile.

-Le Canada risquerait un déclassement stratégique en choisissant un avion moins performant (que le F-35).

-Le prix de l’avion s’expliquerait par son haut niveau de technologie, et devrait finir par baisser massivement avec le lancement de la production en grande série.

-Le programme de compensation économique serait solide, avec déjà pas loin de 650 M$ de contrats signés, sur un potentiel de 9 Mds$ (toujours selon LM).

-Le Canada n’a plus de temps, les derniers Hornet devant être retirés en 2020, à moins d’en rallonger le potentiel de façon très coûteuse.

La plupart de ces arguments rhétoriques, ont pour but de mettre la pression, de manière assez évidente, sur le gouvernement canadien. Nous reviendrons dans une prochain analyse sur les capacités opérationnelles d’avions de combat réels face à un F-35 expérimental, pour nous concentrer dans cet article exclusivement sur les retombées industrielles.

Lockheed Martin s’exclut de lui-même de la réglementation de retombée économique canadienne

C’est un fait indéniable : Si le constructeur du F-35 est sélectionné, ce sera un choix bien hasardeux pour l’économie du Canada. La structure même du programme F-35 ne lui permet pas de répondre aux exigences de la réglementation canadienne appelée RIR (politique des Retombées Industrielles et Régionales).

« La Politique des RIR veille à ce que les approvisionnements du gouvernement du Canada dans le domaine de la défense et de la sécurité génèrent une activité commerciale à haute valeur ajoutée pour l’industrie canadienne. Aux termes de la Politique des RIR, les entreprises sont tenues de mener des activités commerciales au Canada, évaluées à 100% de la valeur du contrat de défense ou de sécurité qui leur est attribuée par le gouvernement du Canada. L’obligation en matière de RIR est un engagement contractuel et fait partie du contrat d’approvisionnement général du gouvernement. » (site du ministère de la défense).

En devenant partenaires du programme, ni le gouvernement canadien ni le constructeur ne peuvent garantir les 9 milliards de retombées potentielles. Le diable se cache dans les détails, et le détail est d’importance. En réalité, les industriels canadiens auraient uniquement le droit de participer aux appels d’offres visant à fournir des équipements pour le F-35, dont les estimations plafonnent à 9 milliards selon Lockheed Martin. En pratique , pour chaque lot de production de F-35 lancé, Lockheed Martin émettra des appels d’offres pour chaque composant . Le contrat sera attribué au moins-disant, et les sociétés canadiennes devront alors affronter un marché très concurrentiel composé des industries des neuf pays partenaires, dont des pays à moindre coût de production comme la Turquie.

Ce système de partenariat est totalement incompatible avec le RIR. Les montants n’atteindront très probablement jamais les 100% souhaités.

Quelle entreprise propose aujourd’hui de garantir par contrat 100% de retour d’investissement ?

Réponse simple, le constructeur français Dassault Aviation.

100% de retour industriel garanti contractuellement par Dassault Aviation

Yves Robins, le représentant de Dassault Aviation au Canada a affirmé lors d’une interview sur Radio Canada et d’autres médias que le GIE (Groupement d’Intérêt économique) Rafale propose en effet une garantie contractuelle des retours sur investissement. La différence avec la proposition de LM est patente… De surcroît, il a indiqué que d’une part la chaîne d’assemblage des Rafale canadien pourrait être localisée au Canada , si le Canada le souhaitait, et que d’autre part Dassault aviation serait prêt à entamer une coopération sur d’autres activités avec l’industrie canadienne.

La proposition du « Rafale Team » va même beaucoup plus loin. Conscients des limitations de partage des informations à l’extérieur de l’alliance informelle entre les États-Unis, le Canada, Le Royaume-Uni, l’ Australie et la Nouvelle-Zélande avec des partenaires extérieurs, le Rafale est proposé avec un réel transfert total de technologie, incluant les codes sources.

En conséquence, le Canada pourrait, en toute indépendance (s’il le souhaite) assurer la maintenance, le support et l’évolution des Rafale canadiens, l’intégration d’armements, de systèmes de communication… Ainsi, il ne serait pas nécessaire de communiquer des informations sensibles à la France lors de mises à jour du système de l’avion. Rappelons à toutes fins utiles que l’accès aux codes sources du F-35 est refusé par les USA, y compris au Royaume-Uni, pourtant seul partenaire de rang 1.

Plus qu’un simple retour sur investissement, le team Rafale propose au Canada un véritable partenariat, dans lequel les industriels du pays seraient partie prenante de la chaine d’approvisionnement de la totalité des Rafale, y compris les avions déjà en service au sein de l’armée française.

Un partenariat industriel plus global pour l’industrie et la recherche canadienne

Selon une source industrielle proche du dossier, la philosophie de l’offre Rafale se rapproche plus d’un réel partenariat stratégique que de simples compensations commerciales. En effet, elle inclut la création d’un certain nombre de partenariats de recherche (universités et grandes écoles) afin d’associer le GIE Rafale Team aux compétences canadiennes reconnues dans de multiples domaines :

-Aviation civile : coopération sur la conception et la fabrication des cellules des futurs projets.

-Coopération sur des programmes de drones.

-Participation à la chaîne d’approvisionnement des avions conçus par Dassault Aviation.

-Coopération sur des projets spatiaux.

-Participation à des programme de recherche et de développement sur la signature environnementale des avions en coopération avec Dassault, Thales et SAFRAN.

-Coopération dans le domaine de la guerre électronique avec Thales (Membre du GIE Rafale également), qui possède une branche autonome de droit canadien, Thalès Canada, société en plein développement.

Enfin, le GIE Rafale a pris grand soin d’équilibrer géographiquement les programmes d’investissement liés aux retours industriels, par exemple en proposant des programmes de recherche en télémédecine en relation avec le Grand Nord canadien.

Implication dans le programme Rafale

Contrairement aux allégations de Lockheed Martin, le Rafale n’est pas un avion d’ancienne génération. Le F-35 apporte un vrai plus par rapport aux avions américains dits de « quatrième génération » en terme de fusion de données et de guerre réseau-centré. C’est beaucoup moins vrai si on le compare aux « Eurocanards » qui intègrent déjà, à des degrés variables, ces capacités. Totalement évolutif grâce à son architecture ouverte, il est prévu que le Rafale reste un avion de combat de première ligne pour les décennies à venir. Outre le développement du nouveau standard F3R, d’un montant d’approximativement 1,5 milliard de dollars US contractualisé fin 2013 et devant entrer en service en 2018, de nombreux programmes d’études amont sont en cours, visant à valider des technologies améliorant les capacités de l’avion dans les domaines de la détection, de la guerre électronique, de liaisons tactiques haut débit discrètes, mais également dans l’amélioration de sa discrétion Radar.

Tous ces plans d’amélioration seront intégrés dans un standard nommé non officiellement F4+, et associer les industriels et centres de recherches canadiens permettrait au pays de pouvoir récupérer une grande partie des compétences perdues après l’abandon du formidable programme Avro Arrow.

En conclusion

Après une longue durée d’opacité et de flottement, le gouvernement canadien a finalement décidé de lancer un plan en sept points visant à clarifier le processus d’acquisition du futur chasseur bombardier canadien. Malheureusement, ce plan en lui même est ambigu, puisqu’il vise à la fois à évaluer les capacités de concurrents éventuels tout en surveillant les avancées du programme du F-35. En clair, pas de mise en concurrence réelle des capacités des aéronefs et de leurs systèmes d’armes.

Autant l’on peu comprendre que les détails techniques des offres des différents constructeurs soient confidentielles, autant compte tenu de l’historique discuté du programme, la partie publique des offres techniques, financières et industrielles mériterait d’être discutée et comparée par les instances démocratiquement élues.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». En Afghanistan, en Haïti, en Europe de l'est, dans l'Arctique, aux États-Unis, ou un peu partout au Canada, il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action.

Discussion14 commentaires

  1. Une analyse d’Yves Pagot et Bruno Etchénic, Messieurs j’ai aimé votre exposer sur la situation pour l’achat d’un avion multi rôle pour le Canada et je dois dires que votre analyse est criante de vérité nous savons que le F35 ne pourra jamais devenir a 100% opérationnel et de sont prix qui ne cesse d’augmenter, Nous sommes plusieurs canadiens a se dire que le gouvernement Harper et sa clique ne font pas le bon choix de prendre le F35 et sont obstinations a le faire malgré toutes les analyses logique. Nous ne comprenons pas leur choix surtout quand c’est pour le retours des retombées économique qui sont illusoire. J’aimerais avoir une réponse de ce gouvernement qui se dit prêt a travaillé pour l’ensemble des canadiens et de toutes les provinces en incluant l’ensembles des provinces et j’inclus le Québec qui est trop souvent oubliés et qui a toutes les aptitudes et les compétences et de la main d’œuvre qualifier dans ce domaine et il serait bon de ne plus dépendre des industrie américaine. qui ont un contrôle ferme sur toute la technologie et du transfert de la technologie.
    La France qui est un pays allié du Canada et qui œuvre comme nous pour la défense et la protection de leur pays. seraient heureuse de travailler de pair avec nos entreprises pour développer de nouveaux systèmes. Je penses que le canada et Harper devrait plutôt changer leur façon de faire et avoir un nouveau regard ce qu’il se fait en France et en Europe. il sera plus profitable d’échanger avec la France un pays
    amis du Québec et du Canada. et de grandir dans la communauté de L’Europe que de dépendre d’un voisin autoritaire et qui nous dicte notre conduite dans nos achats. ne soyons plus des perdants et de payer les erreurs des autres je ne veux pas de cette avion qui est le F35 surtout un prix que nos prochaine génération continuerons de payer et la vie de nos pilotes. le Rafale est le meilleur avion présentement la France améliore a chaque mise a niveau ce fabuleux avions et il a fait ses preuves lors des guerres le F35 non aucun test de comparaison,
    ne soyons pas aveugle l’Argent des contribuables dois ëtre employés judicieusement et non d’une façon irréfléchie et d’un coup de tête a la americaine. Merci

  2. je suis francais et je suis sure que le Canada n achetera jamais d avion francais ou européen ,pourquoi? Parce que les usa ne le permettront jamais ,parce (comme l europe) le Canada est un vassal des usa voila pourquoi

  3. je suis moins categorique que Bob mais faut avouer qu’il a pas tord. Si j’ai bien compris les US vous tiennent ( je suis français) économiquement et dans tout les domaines, comment pourriez vous prendre une décision si lourde de conséquences entre vos deux pays, et je le regrette , certe le Quebec serai favorable a encore plus d’indé… d’autonomie et a un patenaria avec la France mais votre poid est il suffisant dans le Canada ? pourtant je reste optimiste car vous êtes vous les canadiens pragmatiques et la logique des chiffres plus la perspective d’une association saine et prometteuse peut faire la différence. amitiés

  4. j’ai apprécié le commentaire de notre  » cousin  » éloigné Phillipe , le Rafale a prouvé à plusieurs reprises sa capacité à combattre , lors de plusieurs rencontres amicales , contre le F22 : neutralisation mutuelle , contre l’eurofighter : 2 engagements de 4 avions : 4 à 0 lors du premier affrontement et 3 à 1 dans le second affrontement mais en mode dégradé ( 75% ) pour le Rafale ! contre le F16 : 6 à 2 à red flag ! même notre vieux Mirage 2000 a mis une raclée au F22 à l’ATLC 2009 ( Mirage 2000 émirati piloté par un Français ! ) ! la suisse a testée 3 avions : l’eurofighter , le gripen et le Rafale ! résultat des courses : bon dernier , le gripen qui n’a même pas obtenu la moyenne , le second l’eurofighter et premier le Rafale , bizarrement , la seul critique des Suisses étaient sur le fait qu’il n’y avait pas de viseur de casque , erreur d’ailleurs corrigée depuis ! les suisses appréciant d’ailleurs , le système SPECTRA qui apporte une fusion des données de grande qualité et apporte de réelle solution tactique ! contrairement à l’eurofighter et au gripen dont l’électronique ne donne que des données de base ! un autre essai , fait par un ancien pilote des red arrows et de la RAF , Mr Collins , a dit qu’il avait à peine égratigné les capacités du Rafale , qu’il n’avait à ce jour piloté aucun un avion de cette qualité , l’avion s’étant littéralement mis à vivre entre ses mains et que si il avait a effectué n’importe quelle mission , son choix serait obligatoirement le Rafale , beau compliment pour notre bijou technologique !

  5. le comantaire de Bob frappe la tete du « Clous » …si nous les Canadiens se rappellons de la supercherie des annees 1950 avec notre avion de combat, le Avro Arrow…premier avion au monde avec capacite aeronautique superieur au ailes Delta-Plane …

    Les U.S.A. nous ont « forcer » a abandoner ce projet pour leur interest car aujourd’hui ses eux qui tiennent le marcher des avions de combat et non le Canada…pour quoi, nous proteger les « Flancs » contre le Communiste? Le F-35 est une supercherie…il ne sera meme pas pret dans 15 ans! Le RAFALE est le meilleur au monde (for the money..;-) en plus Bombardier pourrais peut-etre l’assembler ici au Canada!? Pour satisfaire nos voisins du Sud, notre Gouvernement actuelle devrais;

    acheter 15 unites F-35 (version la moin chere)!

    acheter 20 unites Rafale Marine (deux sieges) 4 gen +

    acheter 60 unites Rafale Omnirole 4 gen +

    avec ca non seulement l’argent des contribuable Canadiens serait « Honorer » mais aussi (le plus important) sauvegarder notre Souverainete Territoriale Canadienne surtout du cote de l »Artique.

  6. Bonsoir le Canada…
    Article intéressant et qui met en valeur le handicap du Rafale : techniquement réussi, ayant fait ses preuves en opérations mais ayant un (très) gros défaut aux yeux des pays sous la coupe des US, être conçu et construit par des Français (une horreur…).
    Bref, si l’on peu souhaiter que le Canada s’affranchisse de la tutelle américaine, il semble bien que l’on n’en prenne pas le chemin et qu’une fois de plus l’oncle Sam se démène pour couper toute forme de concurrence. Nous avons ici en mémoire la phrase selon laquelle : « Les USA sont pour la concurrence, surtout lorsqu’elle n’existe pas… ».
    Rassurez-vous, le Canada n’est pas le seul dans cette situation et il semble, au vu des récents événements, que la Belgique prenne le même chemin que vous et ses politiques imposent une sélection du F35 sans le moindre appel d’offres préalable. L’opposition commence à ruer dans les brancards et nous verrons bien ce qu’il en adviendra.
    Bonne fin de semaine au pays des caribous.

  7. Il ne faut pas considèrer que le coût seul du F-35 ,mais de l’ensemble du programme F-35 qui atteint un coût astronomique de $ 150 milliards.D’ailleurs plusieurs pilotes américains de F-35 lui ont donné le nom de  »Grasshopper  » la  » sauterelle  »,sûrement parce qu’il décolle ,mais pas pour une longue distance .Monomoteur fragile au grand froid arctique du nord canadien ,en cas de panne c’est le crash !Aux USA c’est silence radio total sur la poursuite du développement du F-35 .

  8. Bonjour à tous !
    L’Europe tout entière et une bonne partie du reste du monde ne cesse de perdre de son Leadership et cela ne date pas d’hier.
    Les origines remontent à la première guerre mondiale.
    Plus que jamais les USA imposent tant leur culture consumériste que leur propre produits de consommation, et c’est cela la finalité. Car être américain n’est concevable et ne peut s’affirmer qu’au travers de la consommation. Vous allez me dire que m’éloigne du débat autour de l’avenir de la défense aérienne du Canada.
    Permettez-moi tout de même de continuer.
    Les USA sont persuadés d’être les meilleurs au monde dans tous les domaines où ils mettent un pied. Et cela passe par les technologies de la communication jusqu’à l’armement.
    Comment impose-t-on son hégémonie aux autres pays : par la communication ou plus précisément l’intox (en faisant appel aux superlatifs !!) et l’art d’acheter ses interlocuteurs !
    Pour les consommateurs que nous sommes, le message est simple : il n’est pas possible de vivre heureux et encore épanouis sans le dernier I-Phone. Que manger chez Mc Do ou prendre une verre de Coca c’est avaler une part de rêve… à l’américaine. Rien aussi de plus manipulateurs que les jeux vidéos question de conditionner dès l’enfance nos têtes blondes aux produits USA !
    Sur l’indépendance militaire au plus au niveau politique des pays alliés des USA, cela peut se vérifier par, entre-autres exemples, la Belgique dont le ministère de la défense entretien des liens avec l’industrie aéronautique américaine qui ne peuvent faire douter de sa partie prenante dans le choix de Lockheed Martin.
    L’autre grand savoir des USA réside dans l’art du discourt légale et du droit. Dans ce domaine ils seraient capables de neutraliser la constitution d’un pays !
    Le seul pays qui aujourd’hui s’efforce de résister aux USA en terme d’indépendance militaire et ce depuis l’affront du Général de Gaulle : La France !
    L’Europe de l’industrie militaire, quant à elle, les USA ont su parfaitement la diviser. Si bien qu’au lieu de créer un avion européen, nous avons 3 concurrents. Plus grave, des pays européens (Royaume-Uni, Belgique, Pays Bas, Danemark, Italie, Norvège je crois ne pas en oublier…) ont « prêté allégeance » aux USA en coopérant au programme F-35. Bien plus inquiétant, ces pays ont dilapidé aveuglément leur budgets militaires respectifs dans un programme aux coûts abyssaux. Ainsi, les USA ont doublement gagné la bataille de la suprématie industrielle sur l’Europe : assécher les budgets pour tuer toute volonté de R & D et rendre dépendant suffisamment de Pays à la technologie bien verrouillée des USA.
    Pour le Canada, s’émanciper de son voisin, n’est pas chose facile et politiquement pas correcte. Pourtant il en va de l’avenir économique de ce pays qui comme tous les autres voit émerger de nouvelles puissances telles que le Chine devenue en ce mois de Décembre, première puissance économique devant les USA (comme quoi ils ne sont pas les meilleurs dans tous les classements).
    Pour revenir sur le choix technique et économique du futur remplaçant du vieux F-18, le Rafale est un excellent appareil dont les capacités multi-rôles sont évidentes d’autant que ce chasseur-bombardier a été conçu d’emblé pour remplacer plusieurs typologies d’appareils en vue de réduire les coûts.
    D’un point de vue technologie opérationnel, si le Rafale pouvait passer pour un optimum voir un appareil dépassé aux dires de Martin Lochheed, il pourrait s’avérer être un « maximum » en devenant de plus en plus gênant pour le F-35. En l’absence d’états de service, ce dernier perd d’ores et déjà en crédibilité et je n’évoquerai pas les soucis techniques dans sa mise au point qui pourraient ressurgir dans la phase opérationnelle.
    Dans un contexte de contraction continue des budgets militaires, le Rafale allie des performances, par ailleurs en progrès au-travers des mises à jour permanentes de ses systèmes, à une polyvalence presque inique dans sa catégorie.
    La proposition de Dassault, par ailleurs très bien détaillées dans cet article, se présente comme une occasion opportune pour le Canada de sortir du giron des USA tant technologiquement, qu’économiquement et aussi militairement par la maîtrise de l’évolution du parc d’appareil (les fameux codes d’accès). Sur ce point Dassault frappe fort stratégiquement parlant par rapport à son concurrent qui impose un verrouillage total de l’accès à l’évolution technologique à ses partenaires.
    De toute évidence, le gouvernement Canadien a voulu ménager la chèvre et le choux (des deux je ne sais lequel est l’opinion publique canadienne, peut-être prise pour une chèvre d’ailleurs….) le processus avec Martin L. ne sera pas stoppé peut être tout au mieux le nombre d’appareils commandés sera révisé à la baisse non pas pour acquérir un autre appareil issu de la consultation lancée auprès des autres concurrents mais parce les budgets seront complètement asséchés par les coûts galopants du F-35.
    Même dans la ruine, les USA auront encore gagné !
    Enfin, le choix par l’Inde du Rafale et aux conditions dans lesquelles cela c’est négocié devrait faire réfléchir le gouvernement canadien. Il s’agit ici du transfert total de technologie et la production de la quasi totalité des 126 avions en sur le sol Indien.
    Comme quoi les promesses de l’offre de Dassault ne sont pas « du vent » mais bien une Rafale contre les arguments de Martin Lochheed !
    Au plaisir de lire vos commentaires et surtout d’assister au déroulement de cette affaire !

  9. Si nos decideurs agisse vraiment pour l’interest des Canadiens et non les grande « Multinational » de nos voisins du Sud, alors voici la meilleur options pour nous Canadiens …surtout dans le but de « Sauvegarder » notre integrite Territorial au complet (l’Artique en autre) se resume a ceci;

    1- 48 Avions de chasse Francais Rafale un siege 4++ Generation (Assembler ici avec transfert complet de ses codes et sa technologie)

    2- 24 avion Rafale 4++ gen. a deux sieges Marine equiper pour des Patrouille Nordique de l’Artique Canadien.

    3- et pour « finir » et plaire a nos voisins du Sud…12 F-35 les moin chere.

    Le fait de sauver nos argent des payeur de Taxes sur l’entretient pour ce que veulent les conservateur presentement soit 65 f-35, sa payerais tout les 72 Rafale en moin de douze ans…;-) Ne faite pas la meme erreur qu’avec le Avro Arrow.

  10. le f35 n’est pas polyvalent, pas assez puissant, seulement monomoteur, n’a pas assez d’autonomie, pas assez de capacité d’emport de charge , doit être protégé par des chasseurs de supériorité aérienne , n’est pas au point , coûte excessivement cher et ne supporte pas le kérozène trop chaud, mais c’est un chasseur furtif de 5th génération, donc il est forcément bien….

  11. Nous allons avoir de élections au canada (pays voisin du Québec…) ce qui pourrait changer les choses .Aucun F-35 aux USA vol sans être accompagné d’un F-22 (ultra-secret et pas a vendre hors USA ) Le F-35 est mono moteur ,alors que le canada a toujours privilégié les bi-moteurs .Le PM du canada actuel est un pro- américain de la pire espèce . Israel dit acheter près de 20 F-35 …avec le fric que les USA leur donnent chaque année ($ 3’5 milliards). Le F-35 n’est pas fiable et est un gouffre financier.Ce que la France nous offre avec le Rafale est au-dessus de tout ce que représente le F-35 et le Rafale ,il vol !

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