RDC: évasion de 301 détenus, au moins deux morts

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La cour de la prison centrale de Bukavu photographiée le 1er janvier 2012, d'où 331 détenus viennent de s'évader (Stringer/AFP)
La cour de la prison centrale de Bukavu photographiée le 1er janvier 2012, d’où 331 détenus viennent de s’évader (Stringer/AFP)

Au moins deux personnes ont été tuées jeudi à l’aube lorsque 301 détenus se sont évadés de la prison centrale de Bukavu, une grande ville dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de source policière.

« Nous venons de finir le compte: il y a au total 301 évadés, mais 35 ont déjà été récupérés », a déclaré à l’AFP un officier de police proche de l’enquête, qui a requis l’anonymat.

« Le bilan provisoire jusqu’à ce midi est de deux morts, un civil et un militaire sous-lieutenant, et sept blessés, au nombre desquels trois civils et quatre militaires », a-t-il ajouté.

Des voisins de la prison centrale de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est), ont affirmé que c’est à partir de 05H30 (03H30 GMT) que des coups de feu ont résonné dans et autour de ce centre pénitencier. Vers 06H00 (04H00 GMT), les prisonniers ont réussi à forcer et ouvrir la grande porte, ont-il ajouté.

L’officier de police a expliqué que les prisonniers se sont évadés après avoir neutralisé les surveillants de la prison. « Ils ont récupéré les armes et ont réussi à ouvrir la porte de la prison », a-t-il précisé.

Interrogé par l’AFP, Descartes Mponge, le président de la Société civile du Sud-Kivu (un regroupement d’associations, d’ONG et de syndicats), a affirmé qu’il y avait « au moins 1.600 détenus dans cette prison où nous effectuons des visites régulières ».

Dans la matinée, l’annonce de l’évasion a perturbé les activités des habitants dans les quartiers proches de la prison, où ont été déployés de nombreux policiers et militaires, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Alors que les enfants préparent les examens, ce réveil par des coups de feu, cela nous inquiète », a déclaré à l’AFP un enseignant qui se rendait au centre d’examen de fins d’études primaires, que les enfants congolais passaient ce jeudi.

Dans l’après-midi, le dispositif sécuritaire a été allégé et les activités ont repris. Mais alors que la police poursuivait sa chasse aux évadés, certains habitants semblaient toujours inquiets.

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