Soudan du Sud: 60 jours pour un gouvernement de transition

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Le président du Soudan du Sud Salva Kiir (g) et Riek Machar, son ancien vice-président ayant pris le maquis, le 9 mai 2014 à Addis Abeba (Zacharias Abubeker/AFP)
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir (g) et Riek Machar, son ancien vice-président ayant pris le maquis, le 9 mai 2014 à Addis Abeba (Zacharias Abubeker/AFP)

Salva Kiir, le président du Soudan du Sud, et le chef de la rébellion Riek Machar, ont fixé une date-butoir de 60 jours pour réussir à s’entendre sur la formation d’un gouvernement de transition, a annoncé le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

«Ils se sont mis d’accord pour achever le processus de dialogue d’ici 60 jours et sur le fait de savoir comment, quand, et avec qui former le gouvernement de transition», a déclaré M. Desalegn, après une rencontre entre les deux belligérants, dans le cadre d’une médiation régionale.

Depuis leur ouverture en janvier, les pourparlers n’ont fait quasiment aucun progrès.

Le 9 mai à Addis Abeba, lors de leur première rencontre depuis le début du conflit, MM. Kiir et Machar ont signé un Accord pour mettre fin à la crise au Soudan du Sud, dont la principale clause, la cessation des hostilités, n’a jamais été respectée, pas plus qu’un précédent cessez-le-feu, signé le 23 janvier.

Ce conflit, qui a commencé le 15 décembre dans ce pays indépendant depuis 2011, a déjà fait plusieurs milliers de morts et 1,3 millions de déplacés.

Les pourparlers se tiennent dans le cadre de la médiation de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) organisation est-africaine.

M. Hailemariam, s’exprimant lors de l’ouverture d’un sommet régional, a dénoncé une « tendance croissante à poursuivre la guerre », et a critiqué les deux parties pour n’avoir pas respecté l’Accord de cessez-le-feu.

Les pourparlers ont «été lents et, oui, nous aurions dû avoir des résultats tangibles et (…) personne d’autre n’est à blâmer que les parties prenantes elles-mêmes», a déclaré à l’AFP Mahboub Maalim, secrétaire exécutif de l’Igad.

«S’ils faut trouver des responsabilités, ce sont les leurs, je pense parfois qu’ils (les belligérants) pensaient pouvoir l’emporter militairement, ce qui est vraiment stupide», a-t-il ajouté.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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