Stephen Harper participe à Bruxelles au premier G7 sans la Russie en 17 ans

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Le premier ministre canadien Stephen Harper participe au Sommet du G7 à Bruxelles les 4 et 5 juin à Bruxelles. Ici, le panneau annonçant le sommet du G7 au siège de l'Union européenne où est logé le centre de presse pour le sommet.(AFP)
Le premier ministre canadien Stephen Harper participe au Sommet du G7 à Bruxelles les 4 et 5 juin à Bruxelles. Ici, le panneau annonçant le sommet du G7 au siège de l’Union européenne où est logé le centre de presse pour le sommet.(AFP)

Le Premier ministre Stephen Harper participera mercredi soir et jeudi au premier Sommet du G7 convoqué après la décision des Occidentaux d’annuler le G8 de Sotchi (Sud de la Russie) et de suspendre la Russie de ce groupe à la suite du rattachement de la Crimée à son territoire.

Arrivée Europe pour cinq jours, il se rendra aussi à Varsovie, en Pologne (4 juin), pour souligner le 25e anniversaire du début de la transition de la Pologne du communisme à la démocratie, en Normandie, en France (6 juin) pour souligner le 70e anniversaire du Jour J et de la bataille de Normandie et finalement, à Kiev, pour l’investiture du nouveau président ukrainien.

Au Sommet du G7 à Bruxelles cette semaine, ce sera la première fois en 17 ans que ce «club» des grandes nations industrialisées se réunit sans la Russie qui y avait été admise en 1997.

Depuis qu’avec la suspension de la Russie le G-8 est redevenu le G-7, il réunit les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, et on s’attend à ce que le Canada continue d’exercer des pressions pour que la Russie, que le premier ministre Harper décrit comme une menace pour la paix, en soit définitivement exclus.

Hier, à la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, la question de la crise ukrainienne et de ses conséquences, notamment en ce qui a trait aux relations avec la Russie, a clairement dominé la rencontre. Les ministres ont esaminé les mesures de défense collective dans le sillage de la crise Russie-Ukraine en plus de discuter des préparatifs du Sommet de l’OTAN au Pays de Galles.

Aujourd’hui, les discussions du Sommet du G-7, sur lequel souffle un vent froid venu de Moscou, seront axées sur la poursuite de «l’occupation illégale de l’Ukraine par la Russie» et porteront également sur d’autres problèmes ayant trait à la politique et à la sécurité, notamment en Syrie, en Iran et en Corée du Nord.

Mais, si on s’attend à ce que les Occidentaux réaffirment leur point de vue à Bruxelles sur l’Ukraine et les rencontres bilatérales vendredi en France à l’occasion des célébrations du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, auxquelles M. Hollande a invité son homologue russe, permettront vraisemblablement, sans jeu de mots, d’ajuster le tir.

Le 5 juin au soir, le président russe Valdimir Poutine dînera avec François Hollande, et en Normandie, le lendemain, où il aura des rencontres bilatérales avec le Premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel.

Le G7 devrait aussi aborder jeudi des sujets liés à l’énergie et au changement climatique, se féliciter que la crise de l’euro ait été contenue et adopter une aide aux pays en développement les dotant d’une expertise lorsqu’ils négocient de gros contrats commerciaux.

Stephen Harper à l’investiture de Petro Perochenko

Par ailleurs, le Premier ministre Stephen Harper a également confirmé cette semaine qu’il se rendrait à Kiev, en Ukraine, pour assister à la cérémonie d’assermentation, le 7 juin 2014, de Petro Porochenko comme nouveau Président de l’Ukraine.

Il s’agira de la deuxième visite du Premier ministre en Ukraine depuis le début de la crise et de sa troisième dans ce pays, depuis le début de son mandat en 2006.

«Le Canada a été l’un des premiers pays du monde à réagir à l’agression russe en Ukraine. Le Canada a imposé des sanctions contre plus de 100 personnes et entités responsables de la crise; il a fourni des centaines d’observateurs canadiens pour faciliter des élections libres, justes et démocratiques en Ukraine, ainsi que des fonds, cette année, pour aider l’Ukraine à mettre en œuvre les réformes économiques nécessaires et pour favoriser la démocratie et le développement social», souligne le Bureau du Premier ministre canadien.

«La population ukrainienne mérite d’avoir un gouvernement qui défend l’intégrité politique et territoriale du pays contre ceux qui cherchent à en reprendre le contrôle. Je me réjouis d’aller en Ukraine pour assister à l’assermentation du Président élu Petro Porochenko et pour offrir à la population de l’Ukraine tout le soutien du Canada en vue des importantes mesures qui seront prises pour rétablir la stabilité et la prospérité en Ukraine.», a déclaré le Premier ministre Harper en annonçant sa présence à l’investiture du nouveau Président ukrainien.

Le Canada et l’Ukraine entretiennent d’étroites relations bilatérales depuis que le Canada est devenu le premier pays occidental à reconnaître l’indépendance de l’Ukraine, le 2 décembre 1991.

Ces relations sont sous-tendues par la présence au Canada d’une communauté ukraino-canadienne de 1,2 million de personnes.En dehors de la Russie et de l’Ukraine elle-même, c’est au Canada que l’on trouve le plus d’Ukrainiens, concentrés surtout dans l’Ouest du opays, où le poids politique est loin d’être négligeable.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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