Un attentat suicide tue au moins quatre militaires tchadiens et maliens

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Djeri Mahmadou Maiga (d), chef de la délégation MNLA, le 16 juin 2013 à Ouagadougou (Photo: Ahmed Ouoba/AFP)
Djeri Mahmadou Maiga (d), chef de la délégation MNLA, le 16 juin 2013 à Ouagadougou (Archives/Ahmed Ouoba/AFP)

Un kamikaze, à l’aide d’une voiture piégée, a fait au moins quatre morts à Aguelhok, a déclaré une source militaire malienne dans le nord. Selon Reuters, les soldats appartenaient aux Casques bleus.

La localité de Aguelhok est situé dans le nord du pays, dans une région qui a été occupée pendant plusieurs mois par des groupes djihadistes, liés à Al-Qaïda. « L’attentat a eu lieu à l’entrée du camp où le véhicule a explosé et où se trouvaient des soldats tchadiens de la MINUSMA et des militaires maliens.

Il y a aussi eu des blessés parmi les militaires », affirme une source militaire malienne.

Suite à l’intervention internationale menée par la France en janvier 2013, le nord du pays a été libéré des islamistes qui s’y étaient installés, cependant ces groupes commettent régulièrement des attentats meurtriers et posent des mines dans cette région du monde encore instable.

En mai dernier, le Mali était en crise après la prise par les rebelles touareg de deux villes du nord du pays, dont le bastion de Kidal, une défaite humiliante pour le gouvernement contraint d’appeler à un «cessez-le-feu immédiat».

Le lendemain de la prise des deux villes, les rebelles touaregs avaient accepté l’accord de cessez-le-feu proposé par le président mauritanien et président en exercice de l’Union africaine, mais la trêve reste fragile et la cohabitation des forces maliennes et touaregs est difficile.

Les groupes rebelles du nord prêts à négocier avec Bamako

Les trois principaux mouvements rebelles: le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ont signé toutefois lundi en Algérie la «Déclaration d’Alger» qui ouvrent la porte à des négociations avec Bamako.

Le plus grand point de litige est la question de l’autonomie de l’Azawad, la principale revendication des rebelles, qui entre en contradiction avec la volonté du pouvoir central de maintenir la souveraineté sans partage du Mali sur l’ensemble du territoire.

Passionné de politique, d'actualité et d'histoire depuis l'adolescence, Simon Bossé-Pelletier s'intéresse particulièrement aux relations internationales, à l'histoire militaire et au travail journalistique en situation de conflit.

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