Afghanistan: des insurgés attaquent l’aéroport de Kaboul (PHOTOS/VIDÉO)

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L'aéroport de Kaboul (Photo: Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Des explosions et des échanges de tirs étaient entendus jeudi à l’aéroport de Kaboul en proie à une attaque d’insurgés.

L’attaque a été revendiquée par un porte-parole des talibans, qui a précisé à des journalistes locaux que la cible principale était la partie militaire de l’aéroport. KAIA (le nom de l’aéroport de Kaboul) est en effet divisé en deux, KAIA sud (civil) et KAIA nord (militaire).

Selon le ministère de l’Intérieur, qui a confirmé l’attaque, «les assaillants ont pris un bâtiment en construction à Qasaba, au nord de l’aéroport de Kaboul» [vers 04h30 locales jeudi matin (mercredi soir 20h00, Montréal)] et ont ouvert le feu avec des armes automatiques et des lance-roquettes RPG.

Vers 9h00, le général Ayub Salangi, ministre de l’Intérieur en charge de la sécurité, a déclaré via son compte Twitter que quatre insurgés avaient été abattus et que le bâtiment avait été complètement nettoyé.

Des hélicoptères de l’ISAF et de l’armée afghane survolaient la zone, tandis des panaches de fumée étaient visibles sur les lieux des combats, mais aucun appareil n’aurait été endommagé.

Le chef de la police de Kaboul, Zahir Zahir a précisé à la chaîne afghane TOLONews que les insurgés ont d’abord fait explosé une voiture piégée avant de s’emparer du bâtiment en construction.

Les vols sont temporairement annulés et l’aéroport international est fermé.

L’aéroport avait était la cible d’une attaque talibane il y a un peu plus d’un an et intervient au surlendemain d’un attentat suicide meurtrier dans un bazar reculé de l’est du pays, près de la frontière pakistanaise, qui a fait au moins une quarantaine de morts.

Ce climat de violence entoure une période électorale particulièrement délicate pour l’Afghanistan, alors qu’un audit de l’ensemble des votes du second tour de la présidentielle du 14 juin doit démarrer jeudi, pour départager les deux candidats Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, sur fond de soupçons de fraude.