Israël-Gaza : Ban Ki-moon se rend au Proche Orient pour tenter de trouver une solution

Une clinique médicale à Ashkelon touché par une roquette venant de Gaza. Même depuis le début de l’opération terrestre à Gaza jeudi, plus de 135 roquettes ont été tirées sur Israël depuis la bande de Gaza. Le «Dôme de Fer» est efficace à environ 90%, mais certaines roquettes, comme ici, cause effroi et destruction (IDF)
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Une clinique médicale à Ashkelon touchée par une roquette venant de Gaza. Même depuis le début de l’opération terrestre à Gaza jeudi, plus de 135 roquettes ont été tirées sur Israël depuis la bande de Gaza. Le «Dôme de Fer» est efficace à environ 90%, mais certaines roquettes, comme ici, cause effroi et destruction (IDF)
Une clinique médicale à Ashkelon touchée par une roquette venant de Gaza. Même depuis le début de l’opération terrestre à Gaza jeudi, plus de 135 roquettes ont été tirées sur Israël depuis la bande de Gaza. Le «Dôme de Fer» est efficace à environ 90%, mais certaines roquettes, comme ici, cause effroi et destruction (IDF)

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon se rendra ce samedi en visite au Proche-Orient pour exprimer sa solidarité avec les deux parties, Palestiniens et Israéliens, et les aider, en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, à mettre fin à la crise, a annoncé l’ONU.

Lors d’une réunion au Conseil de sécurité, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a exprimé sa préoccupation par l’escalade de la violence et la réponse aux tirs de roquette palestiniens «particulièrement virulente et lourde d’Israël» selon lui.

Les forces de l’armée israélienne ont commencé une incursion terrestre dans la bande de Gaza, jeudi soir, tel que promis par Israël si les tirs les tirs de roquettes à partir de la zone contrôlée par le Hamas ne s’arrêtaient pas.

Et, depuis le début de l’opération terrestre à Gaza jeudi, plus de 135 roquettes ont été tirées sur Israël depuis la bande de Gaza, 87 roquettes ont frappé Israël, 40 roquettes ont été interceptées par le «Dôme de Fer» [ le système mobile israélien de défense antiaérienne, ndlr].

Les forces israéliennes, pour leur part, ont frappé 240 sites «terroristes» dans la bande de Gaza.L’armée israélienne a découvert une dizaine de tunnels terroristes composés de 22 sorties à travers la bande de Gaza. Elle a jusqu’à maintenant arrêté 21 activistes qui, au moment d’écrire ces lignes, sont actuellement interrogés.

Israël s’attaque aux tunnels dans la bande de Gaza qui, selon le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devaient servir à une «attaque massive» contre des civils.

Soutenues par l’aviation et l’artillerie, l’infanterie israélienne est accompagnée d’unités du génie pour détruire les souterrains qui ne pouvaient pas être atteint par la voie des airs.

Mais, malgré toutes les précautions que peuvent prendre les forces israéliennes, la nature de l’opération dans ce territoire surpeuplé où, en outre, l’organisation qui le contrôle, le Hamas, n’hésite pas à se servir des civils comme boucliers humains, a entraîné nombre de pertes civiles

Selon des sources palestiniennes, au moins 55 Palestiniens ont péri dans la bande de Gaza depuis le début de l’offensive terrestre, portant à 296 le nombre de Palestiniens tués au 11e jour de l’opération israélienne «Bordure protectrice» visant à stopper les tirs de roquettes venant de Gaza et visant la population civile israélienne..

Environ 2.200 Palestiniens ont également été blessés depuis le début du conflit le 8 juillet.

«Le Président palestinien Mahmoud Abbas a écrit au Secrétaire général pour lui demander de placer la Palestine sous protection internationale dans un système administré par l’ONU », a indiqué M. Feltman en souligant que M. Ban étudie cette demande.

«Le cessez-le-feu est indispensable et urgent, sinon d’autres pauses humanitaires seront nécessaires. Nous ne pouvons revenir au statu quo, et une fois le calme rétabli il faudra retourner aux causes sous-jacentes du conflit, à savoir la fin de la contrebande d’armes, l’ouverture des points de passage et le retour de Gaza sous l’autorité du Gouvernement palestinien légitime, qui adhère aux engagements pris par l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP)», a souligné le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques.

L’impact du conflit sur la région

L’impact de la crise à Gaza commence à se faire ressentir dans toute la région, a aussi prévenu le Secrétaire général adjoint, évoquant les 11 roquettes ont été lancées contre Israël à partir de la zone d’opérations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Sur un autre font, les dernières violations de l’Accord sur la Force de désengagement entre Israël et la Syrie (FNUOD) ont montré le grave danger que la situation en matière de sécurité continue de poser à la stabilité du Golan, rapporte aussi l’ONU.

«La situation à Gaza a des répercussions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-est », a également rappelé M. Feltman. «Depuis ce matin, des restrictions sont imposés à l’accès à vieille ville de Jérusalem, où les forces de sécurité israéliennes sont déployées en nombre. La situation actuelle sur le terrain est le résultat ultime d’un échec collectif à promouvoir une solution politique au conflit israélo-palestinien ».

«Les mesures temporaires ne suffiront plus. La communauté internationale doit assumer ses responsabilités de contribuer de manière urgence à une perspective sérieuse de voir la solution à deux États devenir une réalité. C’est la seule façon de faire durer un cessez-le-feu», a finalement conclu le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations unies.