L’EIIL menace l’existence même de l’Irak dit l’ONU

Image diffusée le 30 juin 2014 par le média djihadiste Welayat Raqa montrant des membres de l'Etat islamique paradant dans une ville du nord de la Syrie (AFP)
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Image diffusée le 30 juin 2014 par le média djihadiste Welayat Raqa montrant des membres de l'Etat islamique paradant dans une ville du nord de la Syrie (AFP)
Image diffusée le 30 juin 2014 par le média djihadiste Welayat Raqa montrant des membres de l’Etat islamique paradant dans une ville du nord de la Syrie (AFP)

Lors d’une réunion mercredi au Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Irak, Nickolay Mladenov, a averti que l’organisation terroriste de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), devenue État islamique (EI), représente une «menace complexe» à la paix et à la sécurité en Irak, rapporte le service d’information de l’ONU.

Le Représentant spécial a indiqué qu’il faut mettre en œuvre un plan de sécurité avec la pleine coopération du Gouvernement de l’Irak et du Gouvernement régional du Kurdistan.

M. Mladenov, a souligné que l’Irak ne peut pas se permettre de s’engager dans un processus prolongé de formation du gouvernement au moment où «les menaces actuelles menacent l’existence même de l’État irakien ».

Le Représentant spécial a exprimé sa préoccupation concernant le fait que l’EI contrôle à présent environ un tiers du territoire irakien et que près d’un million de déplacés se trouvent dans des zones qui échappent au contrôle du Gouvernement, tandis que des millions d’autres personnes demeurent prises au piège dans des zones de combats. M. Mladenov a appelé toutes les parties à établir des corridors humanitaires, dans les communautés assiégées notamment, pour faciliter l’acheminement de l’aide.

«Entre les mois de janvier et de juin de cette année, 5.500 personnes ont été tuées et 12.000 autres blessées. Près de 900 personnes ont par ailleurs été tuées pendant le seul mois de juillet», a noté M. Mladenov.

De toute évidence, a déclaré le Représentant, suite à la chute de Mossoul, l’Irak ne sera jamais comme avant. Il a souligné qu’en dépit de la menace sécuritaire fondamentale que pose l’EI, la solution à la crise ne se trouve pas dans la «boîte à outils des opérations militaires ».

Afin de réussir, a-t-il souligné, tout plan de sécurité doit être mis en œuvre avec la pleine coopération entre le Gouvernement de l’Irak et le Gouvernement régional du Kurdistan, et doit comporter une condition sine qua non: tout le monde doit s’unir contre le terrorisme. Le Représentant spécial a aussi insisté sur l’importance de répondre aux racines de la violence en mettant notamment en œuvre des mesures politiques et sociales qui répondent aux préoccupations de l’ensemble des communautés, «sans exception».