L’État islamique s’empare d’un des plus grands champs pétroliers de Syrie

De la fumée s'élève des décombres d'une raffinerie de pétrole près de la ville syrienne de Ramlan, le 20 octobre 2013 (Archives/Fabio Bucciarelli/AFP)
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De la fumée s'élève des décombres d'une raffinerie de pétrole près de la ville syrienne de Ramlan, le 20 octobre 2013 (Archives/Fabio Bucciarelli/AFP)
De la fumée s’élève des décombres d’une raffinerie de pétrole près de la ville syrienne de Ramlan, le 20 octobre 2013 (Archives/Fabio Bucciarelli/AFP)

Les djihadistes de l’État islamique (EI) ont pris le contrôle ce jeudi 3 juillet du champ pétrolier d’Al-Omar dans l’est de la Syrie, un des plus grands du pays, après le retrait de combattants rivaux, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’EI contrôle désormais la majorité de la province pétrolifère de Deir Ezzor, où se situe Al-Omar, ainsi que la majorité des champs pétroliers dans cette région, selon l’OSDH, un organisme indépendant basé en Grande-Bretagne, mais qui s’appuie sur un vaste réseau de militants, médecins et travailleurs humanitaires sur le terrain, en Syrie.

Avant la révolte contre le régime qui s’est muée en guerre civile il y a trois ans, la production de ce champ s’élevait à près de 30.000 barils par jour (b/j).

En novembre 2013, le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda et alliée des rebelles dans le combat contre le régime, s’était emparé de ce champ et depuis «vendait 10.000 b/j», selon l’OSDH.

Mais avec la poussée de l’EI, ennemi à la fois d’Al-Nosra et des rebelles, le groupe a pris graduellement le contrôle de Deir Ezzor et des champs pétroliers.

Une importante ville de Deir Ezzor, Al-Mayadeen, est elle aussi tombée jeudi aux mains de l’EI, qui contrôle désormais la quasi-totalité de la province.

Mardi, l’EI avait également le contrôle total de la ville syrienne clé de Boukamal à la frontière avec l’Irak, après une bataille féroce de trois jours avec les combattants rebelles d’autres groupes rivaux.

L’OSDH, souligne que la superficie totale des terres contrôlées par l’État islamique en Syrie est maintenant plus de 5 fois la taille de République du Liban.

De plus, les zones contrôlées par l’EU en Syrie sont adjacentes aux zones que contrôle le groupe djihadiste radical en Irak.

L’EI, un groupe accusé des pires atrocités, notamment des exécutions sommaires et même des crucifixions, a annoncé le 30 juin l’établissement d’un «califat» islamique, annonce rejetée toutefois par la majorité des groupes islamistes dans la région.

*Avec AFP