L’OACI mettra sur pied un groupe de travail sur les mesures de sécurité en zones de conflits

L'OACI convoquera ses 191 États membres à une réunion d’urgence sur la sécurité en février 2015. (Archives/OACI)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
L'OACI convoquera ses 191 États membres à une réunion d’urgence sur la sécurité en février 2015. (Archives/OACI)
L’OACI convoquera ses 191 États membres à une réunion d’urgence sur la sécurité en février 2015. (Archives/OACI)

Suite à l’écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines, l’agence des Nations unies qui supervise l’aviation civile a annoncé qu’elle allait mettre sur pied un groupe de travail pour améliorer les mesures de sécurité associées au transport aérien.

L’appareil de Malaysia Airlines a été abattu par un missile sol-air à la mi-juillet alors qu’il survolait un secteur de l’Ukraine secoué par une insurrection séparatiste pro-russe.

L’OACI a tenu aujourd’hui une réunion spéciale de haut niveau, avec les directeurs généraux de l’Association internationale du transport aérien (IATA), du Conseil international des aéroports (ACI) et de la Civil Air Navigation Services Organisation (CANSO).

Les dirigeants des quatre organisations ont discuté des mesures à prendre pour «atténuer plus efficacement les risques éventuels que présentent les zones de conflit pour l’aviation civile».

«Les avions civils sont des véhicules de paix et ne devraient jamais être la cible d’armes de guerre», a déclaré Tony Tyler, directeur général de l’Association internationale du transport aérien, lors d’une conférence de presse.

Il s’est dit «convaincu» que les gouvernements peuvent «trouver des moyens pour augmenter le cadre légal international» pour protéger le transport aérien contre l’usage d’armes conventionnelles.

Le secrétaire général de l’OACI, Raymonde Benjamin, a, quant à lui, annoncé que l’agence convoquerait ses 191 États membres à une réunion d’urgence sur la sécurité en février prochain. Le but sera de trouver des solutions pour rapidement mettre en place les moyens de «collecter et diffuser» des informations et des renseignements pertinents pour la sécurité aérienne auprès de toutes les compagnies.

M. Benjamin a ajouté que les États se sont également fait rappeler leurs responsabilités de signaler tout risque pour l’aviation civile internationale dans leur espace aérien.

Dans une tribune publiée samedi 26 par le Sunday Telegraph, un des directeurs de Malaysia Airlines, Hugh Dunleavy, écrivait que «le MH17 était dans un espace aérien approuvé par l’Organisation de l’aviation civile internationale. Son plan de vol avait été approuvé par les autorités ukrainiennes, de même que par Eurocontrol».

«MH17 nous a montré que les compagnies ne peuvent plus compter sur les organisations de transporteurs aériens pour avoir des information sur la sécurité des corridors aériens», a ajouté M. Dunleavy, qui recommande la création d’une «autorité unique capable de trancher là où nous pouvons voler».